Après un 1er tour détestable, le second tour est tout à fait calamiteux pour le Parti Socialiste,
Souvent efficaces, des centaines de maires de gauche, la plupart socialistes, de villes plus ou moins importantes ont été battus, en payant d’abord au prix fort la politique suivie par le Président de la République et le gouvernement depuis presque 2 ans.
Citoyens, militants de gauche, simples électeurs, nous avons voté François Hollande avec confiance, tant nous avions besoin de ce changement attendu après 10 ans de gouvernement de droite dont 5 d’un « sarkozisme » débridé à la tête du pays.
L’héritage était lourd, les marges de manœuvres quasi inexistantes, la dette accumulée énorme, les caisses de l’Etat vides, la situation économique mauvaise, la croissance nulle, la désindustrialisation et le chômage en augmentation constants depuis 5 ans. Il fallait le dire tout de suite et agir en conséquence.
Nous étions prêts aux sacrifices nécessaires à la condition qu’ils s’inscrivent dans le cadre d’une politique cohérente, d’objectifs partagés et de la plus grande équité dans leur répartition.
Au lieu de cela, nous avons eu droit : à un discours souvent incohérent et bien peu mobilisateur, trop souvent velléitaire. Les tergiversations ont été multiples, suivies de demi-mesures, elles mêmes souvent suivies de retraits précipités ou émaillés de couacs à répétitions, et pour finir nous avons eu droit à une véritable punition fiscale qui a touché avec la plus grande sévérité la classe moyenne ainsi que certains foyers fiscaux hier encore épargnés.
Le tout dans un climat particulièrement délétère engendré par une instrumentalisation détestable de la loi sur le mariage pour tous qui aura permis à la frange la plus réactionnaire du pays de mobiliser bien au delà de ce qu’elle représente.
Un constat, les Maire socialistes, proches de leurs concitoyens et à leur écoute, ont souvent bien résisté.
Pour autant une défaite aussi cinglante ne peut s’expliquer par un seul facteur, il en est forcément d’autres et qui viennent de loin. Après avoir multiplié les victoires locales depuis 1977 aux municipales, aux cantonales, aux régionales, nous n’avons pas su gérer ces victoires, nous avons cru qu’elles étaient définitivement acquises et que nous étions par nature les meilleurs.
Certains élus ont enchaînés les mandats successifs en multipliant les cumuls, cela n’a favorisé ni le rajeunissement des équipes, ni le renouvellement des dirigeants de trop nombreux de nos exécutifs.
Lorsque l’on observe attentivement les résultats à gauche, la où les successions ont été préparées à l’avance, les résultats ont souvent penchés en faveurs des élus ainsi parrainés. Là ou cela c’est fait au dernier moment, les résultats ne sont souvent pas à la hauteur ou pire on été désastreux.
Dans tout cela le comportement de la Direction du PS à été particulièrement inexistante et inconsistante, Harlem Désir n’a tout simplement jamais tenu « la boutique » depuis sa désignation à la tête du Parti. La aussi il faudra vite tirer les leçons. Impossible de faire l’impasse sur la nécessité de convoquer un congrès après ce qui risque d’être une nouvelle gifle pour le PS dans 2 mois : les élections européennes.
Alors oui, plus que jamais le changement ce doit être maintenant…
En rédigeant ce papier, j’apprends la démission de Jean-Marc Ayrault et de son gouvernement et la nomination de Manuel Valls…nous seront très attentifs à la politique qui sera menée.
Blog de Didier Turba - Expression Citoyenne
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mercredi 2 avril 2014
mardi 25 mars 2014
Mon analyse de ce 1er tour des élections municipales
A Moissy-Cramayel, les résultats du 1er tour, avec moins de 50 % de votants enregistrent une abstention record, supérieure à celle de l’abstention départementale et nationale.
Comme dans le reste du pays, les électeurs ne se sont pas mobilisés, c’est particulièrement vrai des électeurs de Gauche.
Les français ont ainsi marqué avec force leur désapprobation de la politique nationale menée depuis 2 ans à la tête de l’Etat.
Ils savaient la situation du pays difficile et l’héritage lourd. Après l’élection de François Hollande à la tête du pays, ils étaient prêts à faire les efforts nécessaires pour le redressement du pays à la condition que ces efforts soient justement répartis. Ils n’ont pas eu l’impression que c’était le cas, ni que des perspectives claires leur soient indiquées pour l’avenir. Il est encore temps pour la gauche de gouvernement de se reprendre.
Pour autant, les moisséens ont-ils envie de voir arriver Monsieur Van Temsche à la tête de la Mairie. Je ne le crois pas. Comment pourraient-ils vouloir que notre commune soit livrée à l’affairisme comme a pu l’être la ville de Cabourg entre 1989 et 1995, lorsque Monsieur Van Temsche en était Maire. Ils ne veulent pas non plus de cette alliance avec les extrêmes, Monsieur Le Scornec (ancien conseiller régional FN) n’a jamais renoncé à son idéologie d’extrémiste de droite, il figure pourtant en bonne position, sur la liste de l’UMP.
Madame Moureaux, honnête femme de droite, sans aucune expérience gestionnaire ni politique, n’a pas réussie à performer devant l’UMP officielle. Elle ne saurait être en état de conduire les destinées de la commune.
Au niveau local, nos concitoyens ont aussi envoyé un message fort de désenchantement : le leadership, les propositions et la campagne menée par la candidate de gauche n’ont sans doute pas été à la hauteur de leurs attentes. Dans ce contexte difficile, la liste de gauche sort tout de même largement en tête de ce 1er tour.
Les tentations à Droite de « tripoter » les listes pour les faire fusionner sont à l’oeuvre, Copé, Jacob, Geoffroy et les autres lorgnent avec avidité sur la commune de Moissy…et sur le SAN de Sénart. Nous verrons si Madame Moureaux y résistera.
Mes valeurs sont celles de la Gauche de toujours, celle de la République : Liberté, Egalité, Fraternité.
Comme à chaque élection, Dimanche 30 mars, je ferai mon devoir de citoyen et d’homme engagé, j’irai voté. J’invite les abstentionnistes à en faire autant.
Fidèle à mes engagements, je ne ferai pas d’autre déclaration. Les électeurs sont suffisamment responsables pour savoir quoi faire.
Comme dans le reste du pays, les électeurs ne se sont pas mobilisés, c’est particulièrement vrai des électeurs de Gauche.
Les français ont ainsi marqué avec force leur désapprobation de la politique nationale menée depuis 2 ans à la tête de l’Etat.
Ils savaient la situation du pays difficile et l’héritage lourd. Après l’élection de François Hollande à la tête du pays, ils étaient prêts à faire les efforts nécessaires pour le redressement du pays à la condition que ces efforts soient justement répartis. Ils n’ont pas eu l’impression que c’était le cas, ni que des perspectives claires leur soient indiquées pour l’avenir. Il est encore temps pour la gauche de gouvernement de se reprendre.
Pour autant, les moisséens ont-ils envie de voir arriver Monsieur Van Temsche à la tête de la Mairie. Je ne le crois pas. Comment pourraient-ils vouloir que notre commune soit livrée à l’affairisme comme a pu l’être la ville de Cabourg entre 1989 et 1995, lorsque Monsieur Van Temsche en était Maire. Ils ne veulent pas non plus de cette alliance avec les extrêmes, Monsieur Le Scornec (ancien conseiller régional FN) n’a jamais renoncé à son idéologie d’extrémiste de droite, il figure pourtant en bonne position, sur la liste de l’UMP.
Madame Moureaux, honnête femme de droite, sans aucune expérience gestionnaire ni politique, n’a pas réussie à performer devant l’UMP officielle. Elle ne saurait être en état de conduire les destinées de la commune.
Au niveau local, nos concitoyens ont aussi envoyé un message fort de désenchantement : le leadership, les propositions et la campagne menée par la candidate de gauche n’ont sans doute pas été à la hauteur de leurs attentes. Dans ce contexte difficile, la liste de gauche sort tout de même largement en tête de ce 1er tour.
Les tentations à Droite de « tripoter » les listes pour les faire fusionner sont à l’oeuvre, Copé, Jacob, Geoffroy et les autres lorgnent avec avidité sur la commune de Moissy…et sur le SAN de Sénart. Nous verrons si Madame Moureaux y résistera.
Mes valeurs sont celles de la Gauche de toujours, celle de la République : Liberté, Egalité, Fraternité.
Comme à chaque élection, Dimanche 30 mars, je ferai mon devoir de citoyen et d’homme engagé, j’irai voté. J’invite les abstentionnistes à en faire autant.
Fidèle à mes engagements, je ne ferai pas d’autre déclaration. Les électeurs sont suffisamment responsables pour savoir quoi faire.
lundi 24 février 2014
Le centre Ville de Moissy en question :
Le centre ville de Moissy, tant décrié par certains, possède certes des faiblesses, il possède aussi des atouts. Un Théâtre, une Ludothèque et une médiathèque, une école élémentaire, un poste de Police Municipale.
Il y a près de 25 ans au moment de la construction de ce nouveau centre ville, la possibilité de réaliser cette opération avec du logement en accession n’était pas possible, le marché immobilier ne s’y prêtait pas. C’était l’époque de l’extension pavillonnaire, et on ne fait pas un centre ville avec du pavillon. Les conditions d’accession au logement social permettaient encore un bon équilibre de la composition sociologique des résidants. C’est dans ces conditions que cette opération s’est réalisée et pendant une petite dizaine d’années, tout c’est à peu près bien passé. Des commerces de qualité s’y sont installés, Magasin de lingerie, boucherie-charcuterie, boulangerie pâtisserie, magasin de mode, ect…
Peu à peu, tout cela c’est effectivement dégradé et il faut aujourd’hui imaginer une opération globale pour en améliorer la situation.
Les études concernant une telle opération, demandent du temps et de la réflexion. Ces études et cette réflexion sont menées depuis 2 ans par un groupe de travail auquel j’ai participé.
Je vous en livre quelques principes : concernant le commerce, l'idée est de créer une nouvelle entrée du Franprix sur l'avenue principale afin d’en rendre plus lisible l’accès. Pour cela, il faut s'assurer peu à peu de la « maitrise » de certains des commerces actuels et les repositionner autrement. Je ne rentre pas dans les détails, c’est une opération complexe mais réalisable. Il faut aussi envisager un changement d’enseigne, des contacts ont été pris, ça ne se fera pas en un jour.
Les études les plus avancées ont portées sur la reconfiguration de la place et du stationnement en surface. Le remplacement des emmarchements de la Rotonde marque un premier signe de cette réhabilitation / reconfiguration.
Les parkings souterrains sont aussi concernés par l’étude. Mais tout cela demande, intelligence, capacité à convaincre et à réunir les financements nécessaires… Le prochain mandat ne sera pas trop long pour y parvenir.
Par ailleurs il faut arrêter de faire croire que l’on peut retrouver les formes de commerces traditionnels, comme il en existait il y a 40 ans. Partout ou presque, tous les centres villes sont atteint des mêmes problèmes. Les habitudes de consommation de nos concitoyens ont changé et vont encore changer (internet, livraison à domicile, ect…), on note d’ailleurs une tendance récente à la réoccupation des centres villes par la grande distribution.
La question du centre ville de Moissy ne se résoudra pas sans prendre en compte celle du logement. Un dialogue intense est nécessaire avec les bailleurs sociaux, la Gestion Urbaine de Proximité, mise en place à Moissy nous en offre les moyens, il faut être plus actif sur ce terrain.
Un vrai souci : la maîtrise du peuplement des logements sociaux est très difficile, les faibles contingents municipaux ne permettent pas d’en maîtriser l’attribution par les communes. Raconter le contraire est un mensonge pur et simple.
J'ai toujours affirmé qu'il fallait profiter de l'aménagement de l'éco-quartier (capacité 2400 logements sur 15 ans) pour diminuer le ratio de logements sociaux de 35 % à 28 ou 25 % (seuil désormais obligatoire pour toutes les villes) en faisant en sorte de privilégier l’arrivée sur l’éco-quartier d’une population ayant un pouvoir d’achat un peu supérieur à la moyenne actuelle de celui de la commune.
Je crois aussi qu'il faudra démolir certains ensembles parmi les plus anciens. Je pense à la Cité du parc (construite en 1958 et qui ne répond plus aux critères de confort d'aujourd'hui. Une telle opération sera longue à réaliser, mais elle est possible et demande que l'on y réfléchisse dès aujourd'hui avec le bailleur et les financeurs du logement social (nous ne sommes pas en zone ANRU). Cela pourrait passer par la réalisation d’une opération à tiroir : démolition et reconstruction de petits ensembles de logements sociaux dans l'éco-quartier (en ayant toujours l'objectif de diminution du ratio) et construction de logements en accession sur le terrain occupé aujourd'hui par la cité du parc.
Au fil des 15 dernières années, les conditions d’accès au logement social (plafond de revenus, surloyers) se sont modifiées profondément, rendant très compliquée toute véritable mixité sociale et modifiant ainsi la composition de la population résidant dans ces ensembles HLM…
Je sais très bien de quoi je parle étant Administrateur et Président de la Commission d’Attribution de Logements (Sud) de l’Office Public d’Habitat de Seine et Marne. Je sais aussi que la crise du logement accentue encore ces difficultés notamment par la sur occupation des logements existants…le droit au logement est inscrit dans la constitution il me semble, il faudra bien trouver des solutions. Mais à Moissy, nous avons fait l’effort nécessaire, aux autres communes d’en faire autant. Les lois au besoin sont là pour les y contraindre.
Toute cela ne se résoudra pas comme par magie, en ayant écrit sur un coin de table quelques lignes pour un tract de campagne. Je sais au moins que la volonté politique de l’actuelle majorité est totale sur ce sujet.
Il y a près de 25 ans au moment de la construction de ce nouveau centre ville, la possibilité de réaliser cette opération avec du logement en accession n’était pas possible, le marché immobilier ne s’y prêtait pas. C’était l’époque de l’extension pavillonnaire, et on ne fait pas un centre ville avec du pavillon. Les conditions d’accession au logement social permettaient encore un bon équilibre de la composition sociologique des résidants. C’est dans ces conditions que cette opération s’est réalisée et pendant une petite dizaine d’années, tout c’est à peu près bien passé. Des commerces de qualité s’y sont installés, Magasin de lingerie, boucherie-charcuterie, boulangerie pâtisserie, magasin de mode, ect…
Peu à peu, tout cela c’est effectivement dégradé et il faut aujourd’hui imaginer une opération globale pour en améliorer la situation.
Les études concernant une telle opération, demandent du temps et de la réflexion. Ces études et cette réflexion sont menées depuis 2 ans par un groupe de travail auquel j’ai participé.
Je vous en livre quelques principes : concernant le commerce, l'idée est de créer une nouvelle entrée du Franprix sur l'avenue principale afin d’en rendre plus lisible l’accès. Pour cela, il faut s'assurer peu à peu de la « maitrise » de certains des commerces actuels et les repositionner autrement. Je ne rentre pas dans les détails, c’est une opération complexe mais réalisable. Il faut aussi envisager un changement d’enseigne, des contacts ont été pris, ça ne se fera pas en un jour.
Les études les plus avancées ont portées sur la reconfiguration de la place et du stationnement en surface. Le remplacement des emmarchements de la Rotonde marque un premier signe de cette réhabilitation / reconfiguration.
Les parkings souterrains sont aussi concernés par l’étude. Mais tout cela demande, intelligence, capacité à convaincre et à réunir les financements nécessaires… Le prochain mandat ne sera pas trop long pour y parvenir.
Par ailleurs il faut arrêter de faire croire que l’on peut retrouver les formes de commerces traditionnels, comme il en existait il y a 40 ans. Partout ou presque, tous les centres villes sont atteint des mêmes problèmes. Les habitudes de consommation de nos concitoyens ont changé et vont encore changer (internet, livraison à domicile, ect…), on note d’ailleurs une tendance récente à la réoccupation des centres villes par la grande distribution.
La question du centre ville de Moissy ne se résoudra pas sans prendre en compte celle du logement. Un dialogue intense est nécessaire avec les bailleurs sociaux, la Gestion Urbaine de Proximité, mise en place à Moissy nous en offre les moyens, il faut être plus actif sur ce terrain.
Un vrai souci : la maîtrise du peuplement des logements sociaux est très difficile, les faibles contingents municipaux ne permettent pas d’en maîtriser l’attribution par les communes. Raconter le contraire est un mensonge pur et simple.
J'ai toujours affirmé qu'il fallait profiter de l'aménagement de l'éco-quartier (capacité 2400 logements sur 15 ans) pour diminuer le ratio de logements sociaux de 35 % à 28 ou 25 % (seuil désormais obligatoire pour toutes les villes) en faisant en sorte de privilégier l’arrivée sur l’éco-quartier d’une population ayant un pouvoir d’achat un peu supérieur à la moyenne actuelle de celui de la commune.
Je crois aussi qu'il faudra démolir certains ensembles parmi les plus anciens. Je pense à la Cité du parc (construite en 1958 et qui ne répond plus aux critères de confort d'aujourd'hui. Une telle opération sera longue à réaliser, mais elle est possible et demande que l'on y réfléchisse dès aujourd'hui avec le bailleur et les financeurs du logement social (nous ne sommes pas en zone ANRU). Cela pourrait passer par la réalisation d’une opération à tiroir : démolition et reconstruction de petits ensembles de logements sociaux dans l'éco-quartier (en ayant toujours l'objectif de diminution du ratio) et construction de logements en accession sur le terrain occupé aujourd'hui par la cité du parc.
Au fil des 15 dernières années, les conditions d’accès au logement social (plafond de revenus, surloyers) se sont modifiées profondément, rendant très compliquée toute véritable mixité sociale et modifiant ainsi la composition de la population résidant dans ces ensembles HLM…
Je sais très bien de quoi je parle étant Administrateur et Président de la Commission d’Attribution de Logements (Sud) de l’Office Public d’Habitat de Seine et Marne. Je sais aussi que la crise du logement accentue encore ces difficultés notamment par la sur occupation des logements existants…le droit au logement est inscrit dans la constitution il me semble, il faudra bien trouver des solutions. Mais à Moissy, nous avons fait l’effort nécessaire, aux autres communes d’en faire autant. Les lois au besoin sont là pour les y contraindre.
Toute cela ne se résoudra pas comme par magie, en ayant écrit sur un coin de table quelques lignes pour un tract de campagne. Je sais au moins que la volonté politique de l’actuelle majorité est totale sur ce sujet.
samedi 22 février 2014
Quelques mots sur le programme de Madame Moureaux
Celle-ci promet la création d'un pôle de santé pluridisciplinaire, elle oublie que cela dépasse la seule compétence du conseil municipal, sauf à vouloir recréer les dispensaires d'antan... mais avec quels moyens ? Et quelles autorisations (quid de l'avis de l'agence régionale de santé). C'est typiquement le genre de sujet à traiter au niveau intercommunal et qui n'a aucune chance d'avancer au seul niveau communal.
Elle examinera la possibilité d'une crèche privée... ça ne l'engage pas à grand chose !
Elle promet d'étudier la création d'une résidence de personnes âgées, encore un engagement qui ne lui coûte rien: la création d'un EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) demande là aussi l'autorisation de l'ARS et celle du Conseil général pour l'APA en établissement. L'ARS estime qu'en seine et marne il y aurait déjà trop d'EHPAD...et refuse pour l'instant d'en permettre l'ouverture de nouveaux. Quant à une résidence pour personne âgée, je ne suis pas certain que cela corresponde à la demande des moisséens, ce qu'ils souhaitent c'est de rester le plus longtemps possible à leur domicile en bénéficiant de services qui existent à ce jour, même si on peut toujours faire mieux.
Elle envisage (jusque là, ça ne coûte rien non plus) la construction d'un stade d'athlétisme, elle oublie (alors que selon elle, la commune serait surendettée) le coût d'une telle installation, il en existe déjà deux sur Sénart, il est certainement temps de mutualiser ces équipements au lieu de les multiplier.
En matière d'urbanisme c'est aussi un peu simpliste: conserver une ville à taille humaine...Moissy ne compte qu'à peine 18000 habitants, la croissance démographique n'a été que de 60 habitants par an depuis 5 ans...l'équilibre emploi/habitat y est atteint (c'est même la seule commune de Sénart ou cela soit le cas) ... en attendant la réalité c'est qu'il a 900 demandes de logement en attente et que moins de 50 sont satisfaites chaque année sur les contingents communaux...pas un mot sur ce sujet...
En matière de culture, je passe sur le festival du rire et l'ouverture d'une guinguette, certainement que cela va attirer en masse la jeunesse de la ville...
Elle nous promet enfin de revenir sur la tarification des services municipaux, gare à la hausse... Ou alors ce seront les contribuables qui paieront. Aucun service n'ait à ce jour payé au prix coûtant par l'usager. Modifier la grille des quotients, c'est faire payer les plus pauvres, ou augmenter la part pris en charge par le contribuable pour pouvoir diminuer les tarifs des autres. L'alternative n'existe pas.
Bref tout cela sent l'amateurisme voir l'incompétence.
Elle examinera la possibilité d'une crèche privée... ça ne l'engage pas à grand chose !
Elle promet d'étudier la création d'une résidence de personnes âgées, encore un engagement qui ne lui coûte rien: la création d'un EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) demande là aussi l'autorisation de l'ARS et celle du Conseil général pour l'APA en établissement. L'ARS estime qu'en seine et marne il y aurait déjà trop d'EHPAD...et refuse pour l'instant d'en permettre l'ouverture de nouveaux. Quant à une résidence pour personne âgée, je ne suis pas certain que cela corresponde à la demande des moisséens, ce qu'ils souhaitent c'est de rester le plus longtemps possible à leur domicile en bénéficiant de services qui existent à ce jour, même si on peut toujours faire mieux.
Elle envisage (jusque là, ça ne coûte rien non plus) la construction d'un stade d'athlétisme, elle oublie (alors que selon elle, la commune serait surendettée) le coût d'une telle installation, il en existe déjà deux sur Sénart, il est certainement temps de mutualiser ces équipements au lieu de les multiplier.
En matière d'urbanisme c'est aussi un peu simpliste: conserver une ville à taille humaine...Moissy ne compte qu'à peine 18000 habitants, la croissance démographique n'a été que de 60 habitants par an depuis 5 ans...l'équilibre emploi/habitat y est atteint (c'est même la seule commune de Sénart ou cela soit le cas) ... en attendant la réalité c'est qu'il a 900 demandes de logement en attente et que moins de 50 sont satisfaites chaque année sur les contingents communaux...pas un mot sur ce sujet...
En matière de culture, je passe sur le festival du rire et l'ouverture d'une guinguette, certainement que cela va attirer en masse la jeunesse de la ville...
Elle nous promet enfin de revenir sur la tarification des services municipaux, gare à la hausse... Ou alors ce seront les contribuables qui paieront. Aucun service n'ait à ce jour payé au prix coûtant par l'usager. Modifier la grille des quotients, c'est faire payer les plus pauvres, ou augmenter la part pris en charge par le contribuable pour pouvoir diminuer les tarifs des autres. L'alternative n'existe pas.
Bref tout cela sent l'amateurisme voir l'incompétence.
mardi 21 janvier 2014
Les engagements des candidats aux élections municipales
Attention ! nous devons veiller au grain, les intégristes de tous poils reviennent en force: ils sont de toutes les religions, contre le mariage pour tous, contre le divorce, contre la contraception, contre l'avortement, contre la liberté des femmes, contre la laïcité, contre la République.
On retrouve souvent les mêmes concernant le racisme et l’antisémitisme. Pour ceux là, la République c'est toujours "la gueuse". En face de ces intégristes, la riposte est bien faible, il est temps de se ressaisir.
Il y a quelques mois j’ai célébré le 1er mariage entre deux femmes dans la commune, j’en suis fier. Farouche partisan de la laïcité, je suis de ceux qui pensent qu’elle ne saurait souffrir d’interprétation. De même, la loi de Simone Veil sur l’avortement doit être défendue et élargie, nous ne voulons pas du retour des « tricoteuses », le ventre des femmes leur appartient.
Le débat démocratique des élections municipales doit aussi éclairer les électeurs sur ces questions. Les candidats aux élections municipales dans notre commune doivent s’engager sur la défense de ces valeurs et de ces droits et nous dirent celles qu’ils défendent ou à l’inverse qu’ils combattent ou ne veulent pas appliquer.
On retrouve souvent les mêmes concernant le racisme et l’antisémitisme. Pour ceux là, la République c'est toujours "la gueuse". En face de ces intégristes, la riposte est bien faible, il est temps de se ressaisir.
Il y a quelques mois j’ai célébré le 1er mariage entre deux femmes dans la commune, j’en suis fier. Farouche partisan de la laïcité, je suis de ceux qui pensent qu’elle ne saurait souffrir d’interprétation. De même, la loi de Simone Veil sur l’avortement doit être défendue et élargie, nous ne voulons pas du retour des « tricoteuses », le ventre des femmes leur appartient.
Le débat démocratique des élections municipales doit aussi éclairer les électeurs sur ces questions. Les candidats aux élections municipales dans notre commune doivent s’engager sur la défense de ces valeurs et de ces droits et nous dirent celles qu’ils défendent ou à l’inverse qu’ils combattent ou ne veulent pas appliquer.
dimanche 19 janvier 2014
Avis aux électeurs de Moissy-Cramayel
Les candidats à la Mairie de Moissy :
Qui sont ils vraiment?
Le SIEL «Souveraineté, Indépendance et Liberté» est une officine du Front National et un satellite de la galaxie du RBM (Rassemblement Bleu Marine), on retrouve parmi ses éminents membres, responsable pour le Limousin ( ? ) un certain Christian Le Scornec, ex Conseiller régional frontiste puis mégrétiste, aujourd’hui conseiller municipal à Moissy-Cramayel.
Christian le Scornec a été élu en 2008 sur la liste de Madame Moureaux (ex UMP aujourd’hui sans étiquette), En mars prochain Christian Le Scornec devrait être candidat sur la liste de Didier Van Temsche (UMP canal historique). Un bien bel attelage entre le « flamboyant » cheval de retour UMP qui naguère se ruina en ruinant la ville de Cabourg et le vieux canasson frontiste agitateur de thèses anti républicaines.
Voir l’extrait ci-contre d’une publication du SIEL, pour que celui-ci ne nous tombe pas sur la tête en mars prochain :
« Pendant deux jours et demi de travaux fructueux - succession de brillants exposés ponctués d'échanges propice à d'intenses réflexions - destinés à les préparer à l'action politique sur le terrain, notamment pour les élections municipales de mars 2014, les participants au Forum des Patriotes, intitulé « Vers L'Union des Patriotes, pour enrayer la crise morale, politique et économique qui ruine la France », organisé par Souveraineté, Indépendance et Libertés (SIEL) les 12, 13 et 14 avril 2013 à Dourdan, ont pu jeter les bases et définir les orientations d'un programme commun des Patriotes en vue de la constitution d'un gouvernement de « Salut Public », chargé de restaurer la souveraineté de la France sous ses trois espèces….
Présentés par Paul-Marie Coûteaux, plusieurs intervenants firent part, le dimanche, de leur expérience d'élus et de cadres politiques, tout en dressant des perspectives pour les prochains scrutins, petits cailloux sur le long chemin de la constitution d'un gouvernement de « Salut Public ».
Christian Le Scornec, présenta un grand projet en préparation : Notre Antenne, chaîne de télévision libre et indépendante, dissidente et alternative, ré-informant face à la pensée unique, ayant le sens de l'intérêt général, qui donnera la parole à ceux qui aiment nos racines, notre patrie, nos identités, et déclina les conditions de sa concrétisation, puis de son succès. »…
Qui sont ils vraiment?
Le SIEL «Souveraineté, Indépendance et Liberté» est une officine du Front National et un satellite de la galaxie du RBM (Rassemblement Bleu Marine), on retrouve parmi ses éminents membres, responsable pour le Limousin ( ? ) un certain Christian Le Scornec, ex Conseiller régional frontiste puis mégrétiste, aujourd’hui conseiller municipal à Moissy-Cramayel.
Christian le Scornec a été élu en 2008 sur la liste de Madame Moureaux (ex UMP aujourd’hui sans étiquette), En mars prochain Christian Le Scornec devrait être candidat sur la liste de Didier Van Temsche (UMP canal historique). Un bien bel attelage entre le « flamboyant » cheval de retour UMP qui naguère se ruina en ruinant la ville de Cabourg et le vieux canasson frontiste agitateur de thèses anti républicaines.
Voir l’extrait ci-contre d’une publication du SIEL, pour que celui-ci ne nous tombe pas sur la tête en mars prochain :
« Pendant deux jours et demi de travaux fructueux - succession de brillants exposés ponctués d'échanges propice à d'intenses réflexions - destinés à les préparer à l'action politique sur le terrain, notamment pour les élections municipales de mars 2014, les participants au Forum des Patriotes, intitulé « Vers L'Union des Patriotes, pour enrayer la crise morale, politique et économique qui ruine la France », organisé par Souveraineté, Indépendance et Libertés (SIEL) les 12, 13 et 14 avril 2013 à Dourdan, ont pu jeter les bases et définir les orientations d'un programme commun des Patriotes en vue de la constitution d'un gouvernement de « Salut Public », chargé de restaurer la souveraineté de la France sous ses trois espèces….
Présentés par Paul-Marie Coûteaux, plusieurs intervenants firent part, le dimanche, de leur expérience d'élus et de cadres politiques, tout en dressant des perspectives pour les prochains scrutins, petits cailloux sur le long chemin de la constitution d'un gouvernement de « Salut Public ».
Christian Le Scornec, présenta un grand projet en préparation : Notre Antenne, chaîne de télévision libre et indépendante, dissidente et alternative, ré-informant face à la pensée unique, ayant le sens de l'intérêt général, qui donnera la parole à ceux qui aiment nos racines, notre patrie, nos identités, et déclina les conditions de sa concrétisation, puis de son succès. »…
dimanche 5 janvier 2014
Info de campagne
Dans la campagne électorale de Moissy-Cramayel, Didier Van Temsche (UMP) sort du bois avec un premier tract ou il met en avant ses qualités et compétences… parlons en :
Après avoir tenté vainement de conquérir la mairie de Moissy-Cramayel en 1983, élu Maire de Cabourg en 1989, il ne tardera pas à montrer son savoir faire : voir un extrait du journal Les Echos n° 17051 du 26 Décembre 1995. " La ville de Cabourg (Calvados) est aujourd'hui à la recherche des fonds perdus par la SEMCAR (Société d'économie mixte de Cabourg et sa région), créée par elle en 1989 "
Au total, la cité balnéaire normande se trouve face à un passif d'environ 88 millions de francs, dont 47 millions dus au fisc, alors que sa ressource fiscale n'est que de 33 millions, pour un budget annuel de 80 millions. C'est la chambre régionale des comptes qui le révèle dans un rapport mettant en lumière les irrégularités qui ont conduit en novembre dernier à la mise en examen de l'ancien maire, Didier Van Themsche, pour abus de biens sociaux, abus de confiance et infraction à la loi sur les sociétés. Cette mise en examen s'ajoute à une première, en février 1993, pour présentation de faux bilans, ingérence et escroquerie.
Ce dossier, qui a entraîné aussi en octobre 1993 la mise en examen pour ingérence de trois collaborateurs immédiats de l'ancien maire, est toujours en instance auprès de la cour d'appel de Rouen. Une première fois, en octobre 1993, la chambre des comptes avait prié la SEMCAR de mettre fin à une « situation critiquable » qui consistait à ne rémunérer que des personnels déjà employés à temps plein dans les services de la ville; les directeurs général et administratif avaient alors quitté leurs fonctions, mais avec des indemnités aujourd'hui dénoncées par la chambre comme non justifiées (65.810 francs pour le directeur financier, par exemple). »
Une autre affaire viendra aussi marquée le mandat de Didier Van Temsche comme Maire de Cabourg : celle d’une délégation de service public de l’eau prise en violation de toute les règles de concurrence.
Ces affaires vaudront la condamnation de Didier Van Themsche par la juridiction pénale (jusqu’à la Cour de Cassation) et par la juridiction civile puisqu’il devra rembourser à la commune de Cabourg une partie des sommes en question.
A la suite de ces démélés, Didier Van Temsche perdra l’essentiel de son patrimoine. Plus de 20 ans ont passé, il y a certes prescription, mais Monsieur Van Temsche est assez mal placé pour venir donner des leçons de bonne gestion à l’équipe sortante de la mairie de Moissy-Cramayel. Les attendus des jugements dont il a fait l’objet sont consultables sur internet.
Je reviendrai un peu plus tard sur les affirmations de Monsieur Van Temsche dans son premier tract, ainsi que sur les alliances qui sont les siennes.
Informer et éclairer les électeurs de Moissy-Cramayel, tel est mon objectif, afin que la démocratie puisse s’exercer en toute connaissance de cause lors des prochains scrutins municipaux.
lundi 30 décembre 2013
Petit rappel de l’histoire électorale locale
Depuis près d’un demi siècle, Moissy-Cramayel vote à Gauche, aussi bien pour les municipales que pour les cantonales, les législatives ou les présidentielles.
La sociologie de sa population n’a pas profondément changée : une population majoritairement issue de la classe moyenne et de ce que l’on appelait la classe ouvrière.
Une population issue aussi, pour une part, de cultures diverses qui en font une richesse.
En 1965, pour la première fois la liste sortante conduite par les conservateurs et dirigée par un agriculteur est battue par une liste « progressiste » ou se mêle à la fois, républicains, centristes, socialistes et communistes. Les événements de 1968 révéleront les antagonismes entre les diverses composantes de cette liste hétérogène. Le fonctionnement du Conseil municipal en sera rendu d’autant plus difficile jusqu’à la fin du mandat.
En 1971, une liste de gauche dite d’union démocratique et sociale sous la conduite de Jean-Jacques Fournier socialiste et de Paul Raban communiste gagne la Mairie éliminant ainsi les conservateurs. Cette fois les choses sont claires et la direction socialiste fortement incarnée. La césure se fait sur la nécessité de changer le modèle de développement de la commune en y apportant services et équipements. Le 1er plan d’urbanisme de la commune sera finalisé pendant cette période, il reste d’actualité aujourd’hui. La construction de la ville nouvelle décidée à la fin des années 60 par le général de Gaulle marquera à partir de 1972 et de manière forte jusqu’à aujourd’hui, le développement de la commune.
En 1977, cette même liste remaniée et enrichie sera reconduite. Tous les candidats de gauche sont élus, aucun de ceux de Droite n’atteignant la majorité requise. A Moissy-Cramayel, commune alors peuplée de 3500 habitants, l’élection se fait encore au scrutin majoritaire plurinominal et le panachage est autorisé. Le décompte lors du dépouillement était particulièrement suivi et le résultat d’autant plus incertain avant la fin de ce décompte…
En 1983, cette fois le type de scrutin change, fini le scrutin uninominal et la possibilité de panacher. Trois listes seront présentes au 1er tour, une des têtes de liste s’appelait déjà Didier Van Temsche, agriculteur, propriétaire de chevaux de course, l’autre menée par Philippe Lebourg, patron de la scierie installée alors en lieu et place de l’actuelle Maison de l’enfance...
Les plus anciens et les plus aguerris des militants socialistes se rappellent de cette campagne particulièrement virulente, voir violente.
Faute de militants locaux, le RPR de l’époque n’avait pas hésité pour faire campagne à employer des nervis venus de l’extérieur et de la Droite la plus extrême, notamment entre les deux tours. Les collages d’affiches et distributions de tracts souvent nocturnes furent l’occasion de tentatives d’intimidation et de courses poursuites des militants de Gauche à travers la ville, comme on ne devait plus en revoir par la suite (personne ne s’en plaindra), mais je n’oublie pas les pratiques qui furent celles de la Droite à cette époque, ni qui en était l’organisateur. Le score sera sans appel au 2ème tour, 54.3 % pour la gauche contre 45.7% pour la Droite.
On retrouve Didier Van Temsche, 30 ans plus tard, de nouveau à la manœuvre en 2014… entre temps il se sera perdu dans les « affaires » de la mairie de Cabourg…
Les campagnes suivantes à Moissy seront moins rudes :
En 1989, la Droite sous la conduite d’un certain Henri Geffroy, sera largement écrasée par 62.3 % pour la Gauche contre 37.7 % pour la Droite,
En 1995, il en sera de même avec la liste de Droite conduite par Philippe Delatour : 63.5 % pour la gauche, contre 36.5 % pour la Droite.
En 2001, ce fut la seule fois ou il n’y eu qu’une seule liste, celle présentée par la Gauche unie, la Droite avait renoncée. La Gauche fut donc élue avec 100% des voix. L’absence d’opposition pendant ce mandat ne fut pas une bonne chose pour le bon fonctionnement démocratique de la commune, mais la Gauche n’avait pas pu s’inventer des adversaires qui n’avaient pas su s’organiser pour être présents et il est amusant de constater qu’à Droite on lui en fasse souvent grief…
En 2008, ce fut de nouveau un duel Gauche/Droite et la Droite, une nouvelle fois avait perdu. Mais les résultats furent plus serrés. L’usure avait sans doute un peu entamée la combativité de la liste toujours conduite par Jean-Jacques Fournier… Une abstention forte (plus de 52 %) permettra à la liste de Droite (et de droite extrême, avec la présence en position éligible d’un ex conseiller régional du Front National) de réaliser le score de 46.3 %, la liste de Gauche l’emportant encore assez facilement avec 53.7% des suffrages exprimés.
A chaque scrutin La Gauche Unie avait su proposer, aux habitants de Moissy, un programme cohérent dont les objectifs seront toujours largement atteints. Maîtrise de l’urbanisme autour du bourg ancien, bon niveau d’équipements et de services, bonne gestion des finances... L’héritage pour ceux qui prendront la relève sera bon et très loin de la caricature qu’en font les tenants de la Droite, dont pour l’un d’entre eux la compétence à pouvoir gérer une commune a pu être largement vérifié à Cabourg entre 1989 et 1995…
Qu’en sera-t-il en 2014 ?
Si l’on en croit les velléités affichées, 4 listes devraient s’affronter.
A droite, on retrouvera donc Didier Van Temsche (UMP) sans doute mieux connu des milieux hippiques que des moisséens, Dorothée Moureaux (ex UMP redevenue « apolitique » de droite).
Pierre Durual (apolitique du centre, ex membre de la majorité de gauche) tentera de former une équipe cohérente et Line Magne mènera la liste socialisante…
Les programmes des uns et des autres sont encore largement inconnus et la composition finale des listes reste à découvrir.
Un espoir : que le débat démocratique fasse apparaître clairement la vision que chacune de ces listes aura pour le Moissy du 21ème siècle, pour qu’au bout du compte le progrès l’emporte pour le seul bienfait des habitants de notre commune...
Les électeurs choisiront au premier tour et élimineront au second.
La sociologie de sa population n’a pas profondément changée : une population majoritairement issue de la classe moyenne et de ce que l’on appelait la classe ouvrière.
Une population issue aussi, pour une part, de cultures diverses qui en font une richesse.
En 1965, pour la première fois la liste sortante conduite par les conservateurs et dirigée par un agriculteur est battue par une liste « progressiste » ou se mêle à la fois, républicains, centristes, socialistes et communistes. Les événements de 1968 révéleront les antagonismes entre les diverses composantes de cette liste hétérogène. Le fonctionnement du Conseil municipal en sera rendu d’autant plus difficile jusqu’à la fin du mandat.
En 1971, une liste de gauche dite d’union démocratique et sociale sous la conduite de Jean-Jacques Fournier socialiste et de Paul Raban communiste gagne la Mairie éliminant ainsi les conservateurs. Cette fois les choses sont claires et la direction socialiste fortement incarnée. La césure se fait sur la nécessité de changer le modèle de développement de la commune en y apportant services et équipements. Le 1er plan d’urbanisme de la commune sera finalisé pendant cette période, il reste d’actualité aujourd’hui. La construction de la ville nouvelle décidée à la fin des années 60 par le général de Gaulle marquera à partir de 1972 et de manière forte jusqu’à aujourd’hui, le développement de la commune.
En 1977, cette même liste remaniée et enrichie sera reconduite. Tous les candidats de gauche sont élus, aucun de ceux de Droite n’atteignant la majorité requise. A Moissy-Cramayel, commune alors peuplée de 3500 habitants, l’élection se fait encore au scrutin majoritaire plurinominal et le panachage est autorisé. Le décompte lors du dépouillement était particulièrement suivi et le résultat d’autant plus incertain avant la fin de ce décompte…
En 1983, cette fois le type de scrutin change, fini le scrutin uninominal et la possibilité de panacher. Trois listes seront présentes au 1er tour, une des têtes de liste s’appelait déjà Didier Van Temsche, agriculteur, propriétaire de chevaux de course, l’autre menée par Philippe Lebourg, patron de la scierie installée alors en lieu et place de l’actuelle Maison de l’enfance...
Les plus anciens et les plus aguerris des militants socialistes se rappellent de cette campagne particulièrement virulente, voir violente.
Faute de militants locaux, le RPR de l’époque n’avait pas hésité pour faire campagne à employer des nervis venus de l’extérieur et de la Droite la plus extrême, notamment entre les deux tours. Les collages d’affiches et distributions de tracts souvent nocturnes furent l’occasion de tentatives d’intimidation et de courses poursuites des militants de Gauche à travers la ville, comme on ne devait plus en revoir par la suite (personne ne s’en plaindra), mais je n’oublie pas les pratiques qui furent celles de la Droite à cette époque, ni qui en était l’organisateur. Le score sera sans appel au 2ème tour, 54.3 % pour la gauche contre 45.7% pour la Droite.
On retrouve Didier Van Temsche, 30 ans plus tard, de nouveau à la manœuvre en 2014… entre temps il se sera perdu dans les « affaires » de la mairie de Cabourg…
Les campagnes suivantes à Moissy seront moins rudes :
En 1989, la Droite sous la conduite d’un certain Henri Geffroy, sera largement écrasée par 62.3 % pour la Gauche contre 37.7 % pour la Droite,
En 1995, il en sera de même avec la liste de Droite conduite par Philippe Delatour : 63.5 % pour la gauche, contre 36.5 % pour la Droite.
En 2001, ce fut la seule fois ou il n’y eu qu’une seule liste, celle présentée par la Gauche unie, la Droite avait renoncée. La Gauche fut donc élue avec 100% des voix. L’absence d’opposition pendant ce mandat ne fut pas une bonne chose pour le bon fonctionnement démocratique de la commune, mais la Gauche n’avait pas pu s’inventer des adversaires qui n’avaient pas su s’organiser pour être présents et il est amusant de constater qu’à Droite on lui en fasse souvent grief…
En 2008, ce fut de nouveau un duel Gauche/Droite et la Droite, une nouvelle fois avait perdu. Mais les résultats furent plus serrés. L’usure avait sans doute un peu entamée la combativité de la liste toujours conduite par Jean-Jacques Fournier… Une abstention forte (plus de 52 %) permettra à la liste de Droite (et de droite extrême, avec la présence en position éligible d’un ex conseiller régional du Front National) de réaliser le score de 46.3 %, la liste de Gauche l’emportant encore assez facilement avec 53.7% des suffrages exprimés.
A chaque scrutin La Gauche Unie avait su proposer, aux habitants de Moissy, un programme cohérent dont les objectifs seront toujours largement atteints. Maîtrise de l’urbanisme autour du bourg ancien, bon niveau d’équipements et de services, bonne gestion des finances... L’héritage pour ceux qui prendront la relève sera bon et très loin de la caricature qu’en font les tenants de la Droite, dont pour l’un d’entre eux la compétence à pouvoir gérer une commune a pu être largement vérifié à Cabourg entre 1989 et 1995…
Qu’en sera-t-il en 2014 ?
Si l’on en croit les velléités affichées, 4 listes devraient s’affronter.
A droite, on retrouvera donc Didier Van Temsche (UMP) sans doute mieux connu des milieux hippiques que des moisséens, Dorothée Moureaux (ex UMP redevenue « apolitique » de droite).
Pierre Durual (apolitique du centre, ex membre de la majorité de gauche) tentera de former une équipe cohérente et Line Magne mènera la liste socialisante…
Les programmes des uns et des autres sont encore largement inconnus et la composition finale des listes reste à découvrir.
Un espoir : que le débat démocratique fasse apparaître clairement la vision que chacune de ces listes aura pour le Moissy du 21ème siècle, pour qu’au bout du compte le progrès l’emporte pour le seul bienfait des habitants de notre commune...
Les électeurs choisiront au premier tour et élimineront au second.
vendredi 20 décembre 2013
Pourquoi je ne suis pas candidat aux élections municipales à Moissy-Cramayel
Je suis depuis 36 ans, élu sur la liste d’Union Démocratique et Sociale conduite par Jean-Jacques Fournier. Membre du Parti socialiste depuis 40 ans, j’ai toujours soutenu l’idée du rassemblement de la Gauche et des Républicains de progrès.
Malgré un mode de gouvernance, non dépourvu d’un certain autoritarisme, j’ai aussi toujours soutenu loyalement Jean-Jacques Fournier.
Il avait une véritable vision pour Moissy-Cramayel et la ville nouvelle de Sénart. Notre commune ne serait pas ce quelle est aujourd’hui sans cette vision. Une ville équilibrée, autour de son cœur, un urbanisme à échelle humaine, des équipements scolaires, sociaux, sportifs, culturels de qualité, des zones d’activités économiques dynamiques.
J’ai beaucoup appris à son contact, j’ai participé activement à ses côtés, à cette aventure.
J’avais l’ambition de lui succéder en y ajoutant une touche personnelle forgée par des années d’expériences dans des mandats municipaux, mais aussi comme délégué syndical au SAN de Sénart, ou comme administrateur de l’EPA Sénart, puis comme Conseiller général, Vice-président en charge des finances du département.
J’ai aussi acquis la certitude que la gouvernance d’une ville au 21ème siècle passe aujourd’hui par plus d’écoute, plus de participation des citoyens et des forces vives de la commune.
C’est dans ces conditions que j’ai participé à la primaire socialiste du printemps dernier. J’ai formulé des propositions, j’étais le seul, en enrichissant ma réflexion de celles de mes collègues élus, amis et camarades qui avaient décidé de me soutenir.
Le résultat de la primaire socialiste est connu, je n’y reviendrai pas…
J’aurai pu décider de « monter » ma propre liste, beaucoup m’y poussaient. Cette éventualité est apparue rapidement en contraction avec mon souhait de rassemblement et d’unité de la Gauche. J’y ai donc renoncé. Mais je n’ai pas renoncé à faire entendre ma voix. Mes propositions restent sur la table, nous verrons bien si elles seront reprises, un peu ou pas du tout par ceux qui se réclament aujourd’hui (mais pas très fort) du Parti socialiste.
J’ai choisi de ne pas participer à une équipe dont la composition ne correspondait pas à mes critères : constitution d’une équipe représentative de tous les courants de la Gauche, ouverte à des républicains sincères et aux forces vives de la commune, existence d’un corpus programmatique qui m’aurait permis de vérifier qu’il était en adéquation avec mes priorités. La présence sur cette liste de quelques opportunistes n’était pas non plus faite pour m’en donner envie.
Faute de Poing et la Rose, se « vêtir » d’un coupe vent orange, ou colorier de vert et de rouge les tracts de campagne ne pourra suffire à me convaincre.
Je n’ai jamais eu besoin, pour vivre, des indemnités des mandats politiques que j’ai obtenu des électeurs, je n’ai pas besoin non plus des oripeaux du pouvoir pour exister, ma liberté est donc totale.
Bonnes et heureuses fêtes de fin d’année,
à tous les moisséens je souhaite une heureuse année 2014.
Malgré un mode de gouvernance, non dépourvu d’un certain autoritarisme, j’ai aussi toujours soutenu loyalement Jean-Jacques Fournier.
Il avait une véritable vision pour Moissy-Cramayel et la ville nouvelle de Sénart. Notre commune ne serait pas ce quelle est aujourd’hui sans cette vision. Une ville équilibrée, autour de son cœur, un urbanisme à échelle humaine, des équipements scolaires, sociaux, sportifs, culturels de qualité, des zones d’activités économiques dynamiques.
J’ai beaucoup appris à son contact, j’ai participé activement à ses côtés, à cette aventure.
J’avais l’ambition de lui succéder en y ajoutant une touche personnelle forgée par des années d’expériences dans des mandats municipaux, mais aussi comme délégué syndical au SAN de Sénart, ou comme administrateur de l’EPA Sénart, puis comme Conseiller général, Vice-président en charge des finances du département.
J’ai aussi acquis la certitude que la gouvernance d’une ville au 21ème siècle passe aujourd’hui par plus d’écoute, plus de participation des citoyens et des forces vives de la commune.
C’est dans ces conditions que j’ai participé à la primaire socialiste du printemps dernier. J’ai formulé des propositions, j’étais le seul, en enrichissant ma réflexion de celles de mes collègues élus, amis et camarades qui avaient décidé de me soutenir.
Le résultat de la primaire socialiste est connu, je n’y reviendrai pas…
J’aurai pu décider de « monter » ma propre liste, beaucoup m’y poussaient. Cette éventualité est apparue rapidement en contraction avec mon souhait de rassemblement et d’unité de la Gauche. J’y ai donc renoncé. Mais je n’ai pas renoncé à faire entendre ma voix. Mes propositions restent sur la table, nous verrons bien si elles seront reprises, un peu ou pas du tout par ceux qui se réclament aujourd’hui (mais pas très fort) du Parti socialiste.
J’ai choisi de ne pas participer à une équipe dont la composition ne correspondait pas à mes critères : constitution d’une équipe représentative de tous les courants de la Gauche, ouverte à des républicains sincères et aux forces vives de la commune, existence d’un corpus programmatique qui m’aurait permis de vérifier qu’il était en adéquation avec mes priorités. La présence sur cette liste de quelques opportunistes n’était pas non plus faite pour m’en donner envie.
Faute de Poing et la Rose, se « vêtir » d’un coupe vent orange, ou colorier de vert et de rouge les tracts de campagne ne pourra suffire à me convaincre.
Je n’ai jamais eu besoin, pour vivre, des indemnités des mandats politiques que j’ai obtenu des électeurs, je n’ai pas besoin non plus des oripeaux du pouvoir pour exister, ma liberté est donc totale.
Bonnes et heureuses fêtes de fin d’année,
à tous les moisséens je souhaite une heureuse année 2014.
jeudi 19 décembre 2013
Echo de campagne
Lundi 16 décembre 2013, à Moissy-Cramayel, vote du budget 2014.
L'opposition de Droite s'est opposée, rien d'anormal. Mais 3 élus de la majorité de Gauche se sont abstenus en précisant qu'ils seraient candidats sur une liste "apolitique", c'est bien entendu leur droit.
Mais lorsque l'on est un élu responsable et que l'on est en divergence avec la ligne politique suivie par la majorité avec laquelle on a été élu et notamment lors du vote du budget, on démissionne de ses fonctions surtout lorsque l'on appartient à l'exécutif. C'est en tous cas ma conception de la responsabilité politique.
Quand à moi je reste loyal à l'égard de l'équipe à laquelle j'appartiens jusqu'à fin mars et avec qui depuis 36 ans je crois avoir fais, avec d'autres, du bon travail.
Mais j'ai aussi retrouvé ma libre parole à l'égard des autres. Ma famille est et reste la Gauche humaniste, la Gauche de la générosité, la Gauche de la liberté, la Gauche de la solidarité.
Mes valeurs ne sont pas celles de la compromission ou de l'opportunisme.
L'opposition de Droite s'est opposée, rien d'anormal. Mais 3 élus de la majorité de Gauche se sont abstenus en précisant qu'ils seraient candidats sur une liste "apolitique", c'est bien entendu leur droit.
Mais lorsque l'on est un élu responsable et que l'on est en divergence avec la ligne politique suivie par la majorité avec laquelle on a été élu et notamment lors du vote du budget, on démissionne de ses fonctions surtout lorsque l'on appartient à l'exécutif. C'est en tous cas ma conception de la responsabilité politique.
Quand à moi je reste loyal à l'égard de l'équipe à laquelle j'appartiens jusqu'à fin mars et avec qui depuis 36 ans je crois avoir fais, avec d'autres, du bon travail.
Mais j'ai aussi retrouvé ma libre parole à l'égard des autres. Ma famille est et reste la Gauche humaniste, la Gauche de la générosité, la Gauche de la liberté, la Gauche de la solidarité.
Mes valeurs ne sont pas celles de la compromission ou de l'opportunisme.
samedi 14 décembre 2013
Portrait de campagne
L’UMP a finalement misé sur Didier Vantemsche, un vieux cheval de retour de la politique moisséenne, battu en 1983 à Moissy, il n’avait pas tardé à se replier sur Cabourg ou il possédait un haras de chevaux de courses. Il réussira à s’y faire élire Maire en 1989…il n’y fera qu’un seul mandat, la gestion des « affaires » ayant pris le pas sur la gestion de la ville, il sera entrainé vers la faillite aussi bien politique que personnelle…Il avait totalement disparu de la scène moisséenne depuis 30 ans.
Il est attelé à un certain Deleyrolle, conseiller municipal élu sur la liste de Dorothée Moureaux, candidate UMP à la mairie de Moissy en 2008. Il a très vite rompu avec elle en créant un second groupe politique de Droite (extrême) au sein du Conseil municipal. Il n’habite plus Moissy. Il se cache aujourd’hui sous l’étiquette UDI…
Sébastien Deleyrolle est vite apparu comme le digne fils spirituel de Christian le Scornec, lui aussi colistier de Dorothée Moureaux en 2008 et ancien conseiller régional du Front National. Les propos délirants de ces deux élus municipaux, aussi bien en séance du Conseil municipal que dans les colonnes du journal communal, les placent à la droite extrême de l’échiquier politique de Moissy.
Dès lors on se demande ce qu’est venu faire dans cette galère, Emmanuel Ferrien, troisième de ce tiercé, issu d’une vieille famille d’agriculteur de Moissy, exploitant agricole lui-même et habitant Réau, 1er adjoint sans étiquette au Maire de ce village…Il risque bien de s’y griller les ailes.
La seconde liste est pilotée par Dorothée Moureaux (UMP ou ex UMP ?), conseillère municipale sortante, sympathique directrice d’école mais totalement dépourvue du moindre sens politique, Comment a-t-elle pu ignorer en 2008, l’appartenance au FN de son colistier de l’époque Christian Le Scornec, quelques clics sur internet l’aurait alors parfaitement édifié sur le pedigree du personnage…
Sa liste se veut une fois encore « apolitique »…son seul programme : l’insécurité. Et elle entend surfer sur cette ligne, qui à elle seule ne saurait constituer un projet municipal. Gérer une ville, et un budget de 22 millions d’euros ne peut s’apparenter à la gestion de celui de la coopérative scolaire de son école. Son premier mandat dans l’opposition et les interventions qu’elle a pu y faire pendant 6 ans ne l’ont, à priori, pas vraiment préparée à cette tâche. On attendra son projet municipal pour porter un jugement définitif…
La haine politique entre ces 2 listes de Droite augure bien mal de leur possible fusion au lendemain d’un second tour éventuel, et sans fusion : aucune victoire possible de la Droite à Moissy-Cramayel…
Feuilleton à suivre dans ces colonnes
dimanche 8 décembre 2013
Financement d’une campagne électorale municipale
Il m’a semblé nécessaire de rappeler quelques principes.
Principes de financement d’une campagne électorale municipale
Pour les élections municipales dans les communes de 9 000 habitants et plus :
- nécessité de recueillir les dons par l’intermédiaire d’un mandataire financier, pendant l’année précédant le premier jour du mois de l’élection et jusqu’à la date du dépôt du compte de campagne du candidat (soit depuis le 1er mars 2013)
- règlement par le mandataire financier des dépenses engagées en vue de l’élection et antérieures à la date du tour de scrutin où l’élection a été acquise ;
- plafonnement des dépenses électorales et des dons fiscalement déductibles
- institution d’un compte de campagne retraçant les recettes et les dépenses de la campagne.
Les quatre principes ci-dessus ne s’appliquent pas dans les communes de moins de 9 000 habitants.
Pour les élections municipales dans toutes les communes, quelle que soit leur taille démographique :
- interdiction pour un candidat de recevoir des dons d’une personne morale (société, collectivité territoriale, etc..) autre qu’un parti ou un groupement politique.
- et dans les communes de moins de 9 000 habitants, les dons de personnes physiques ne sont pas déductibles de l'impôt.
Les dépenses électorales des candidats issues de leur seul apport personnel, qui peut revêtir la forme d'un prêt, font l'objet d'un remboursement forfaitaire de la part de l'Etat ramené désormais de 50% à 47,5 % de leur plafond de dépenses.
Le montant du plafond diffère selon que la liste candidate est présente au premier tour de scrutin ou au deux tours (après, si tel est son souhait fusion avec une autre liste candidate présente au 1er tour).
Pour les villes comprises entre 15001 et 30000 habitants le plafond est de 1.07 euros par habitant pour les listes présentes au 1er tour et de 1.52 euros pour les listes présentes au 2ème tour .
Pour une ville comme Moissy-Cramayel cela représente environ 19 000 euros de plafond à ne pas dépasser, soit l’assurance d’être remboursé sur la base forfaitaire d’environ 9 500 euros, une somme bien suffisante pour faire une bonne campagne électorale, pas besoin d’être fortuné pour monter une liste et participer à cet exercice démocratique , cela représente environ 290 euros de participation en moyenne pour chaque membre de la liste en question (33 candidats).
Ce financement de base peut-être atteint soit à l’aide d’une avance de la tête de liste sur ses fonds propres et ceux de ces colistiers ou en empruntant auprès de sa banque cette même somme, avec l’assurance d’être remboursé par l’Etat lorsque la liste en question a obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés. Il est donc faux qu’il faille être particulièrement riche pour se présenter à une élection locale.
Le remboursement forfaitaire n'est pas versé aux candidats qui ont obtenu moins de 5 % des suffrages exprimés au premier tour de scrutin, qui ne se sont pas conformés aux prescriptions de l'article L. 52-11, qui n'ont pas déposé leur compte de campagne dans le délai prévu au deuxième alinéa de l'article L. 52-12 ou dont le compte de campagne est rejeté pour d'autres motifs ou qui n'ont pas déposé leur déclaration de situation patrimoniale, s'ils sont astreints à cette obligation
lundi 16 septembre 2013
Communiqué de presse
J’ai
réuni le 13 septembre dernier, le groupe d’hommes et de femmes, socialistes et républicains
de progrès, qui soutenait ma candidature à la Mairie de Moissy-Cramayel.
Après
une longue réflexion cet été, j’ai annoncé, que je ne serai pas candidat aux
prochaines élections municipales à Moissy-Cramayel. En effet, j’ai estimé que
les conditions politiques n’étaient pas réunies pour que je puisse y participer d’une manière ou d’une autre.
Mon mandat municipal se terminera donc le 30 mars 2014. Je tiens à remercier chaleureusement, tous
ceux et toutes celles, nombreux, qui m’ont apporté au cours des derniers mois
leurs soutiens et leurs encouragements.
Je
souhaite pour notre commune, pour ses habitants, que le débat qui s’engagera dans
le cadre de cette prochaine campagne électorale, leur apporte les réponses aux
questions qu’ils se posent légitimement, en matière, de développement, d’éducation,
de solidarité, de sécurité, de démocratie citoyenne et de gouvernance. J’ai
tenté avec mes amis et camarades d’apporter ma pierre à cette réflexion.
Je
reste Conseiller général du Canton de Combs-la-Ville, dans cette fonction, je
continuerai d’être, comme je l’ai toujours été : chaque jour aux cotés de tous.
A
Moissy le 15 septembre 2013
dimanche 3 mars 2013
Quel avenir pour Moissy ?
A Moissy-Cramayel, depuis 43 ans, la municipalité de Moissy est gérée par une liste d’Union de la Gauche, avec à sa tête Jean-Jacques Fournier. 2014 marquera un tournant et ceux qui ont l’ambition de lui succéder devront proposer aux habitants de notre commune une nouvelle histoire, de nouveaux objectifs.
Autour de moi, des hommes et des femmes motivés et compétents se rassemblent pour que nous fassions de Moissy une ville harmonieuse, innovante et solidaire
Le mandat 2014/2020 devra être marqué par un nouvel élan, une nouvelle dynamique, dans la manière de diriger la commune, dans la conduite de son aménagement, dans la pratique de l’écoute et de la proximité avec les habitants. il faudra oser plus de proximité, plus de transversalité, moins de verticalité.
Partisan de la démocratie participative, beaucoup de nos concitoyens m’ont rejoint. Femmes et hommes de progrès, tous veulent, à Moissy, faire rimer les mots : Harmonie, Innovation, Solidarité.
Mes valeurs sont celles de la République « liberté, égalité, fraternité », elles sont aussi celles de la gauche « Laïcité et Solidarité ».
Didier Turba
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