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mercredi 9 novembre 2016

La fusion de Sénart avec l’agglo d’Evry, premières conséquences


Avec le regroupement  des 24 communes de Sénart et de Seine-Essonne en une même agglomération de plus de 330 000 habitants (Grand-Paris-Sud), les premières conséquences vont prochainement se faire sentir.
Sans qu'aucun vrai débat n'ait eu lieu dans les communes, dès le 1er janvier 2017, celles-ci s'apprêtent à transférer  leur politique culturelle et artistique à la nouvelle agglomération d'Evry/Sénart.




C'est ainsi que pour Moissy-Cramayel, le conservatoire de musique et la médiathèque seront désormais gérés depuis Evry. Quelle sera la politique culturelle de cette nouvelle entité politico-administrative ?

Personne n'en sait rien. Au profit de quel dessein, de quelle vision de son développement, pour quels objectifs ?

Demain, il pourrait en être de même pour la Rotonde…On peut aussi tout à fait s’inquiéter du sort qui sera fait de la salle de concert rock des 18 Marches. On entend dire qu’il pourrait aussi en être ainsi  pour la piscine…

Equipements culturels ou sportifs de proximité, ces équipements seront demain dirigés de loin par des administratifs dont on sent bien que le seul objectif qui leur sera fixé par les élus, risque de n’être que de faire des économies.

Les tarifs de l'école de musique ne seront donc plus fixés par les seuls élus moisséens mais par une majorité d'élus essonniens au sein du nouveau conseil communautaire, de même en sera-t-il ainsi pour le projet pédagogique et artistique de cette école de musique. Que deviendra notre singularité dans cette grosse machinerie ? A deux mois de cette échéance, d’après des parents d’élèves du conservatoire de musique de Moissy aucun n’aurait encore été prévenu, sans doute nos édiles sentent-ils la difficulté de leur avouer cette perte d’identité et de pouvoir.

Les écoles de Moissy, les collèges, ou encore le lycée sont des partenaires qui profitent des activités de ces équipements : séances de cinéma à prix cassés pour écoliers et collégiens, classe d’orchestre au collège, spectacles pour enfants. Qu’en sera-t-il demain ? A quelles règles et pour quel coût, obéira demain la possibilité d’utilisation de la Rotonde par les associations pour leurs propres activité ? Qui s’occupera de la coordination avec les associations, les enseignants et les chefs d’établissements ? Vue d’Evry, je ne suis pas certain que la même qualité relationnelle soit au rendez-vous.

J’ai toujours été favorable à une certaine mutualisation des services au niveau de l’agglomération, et pour tout dire j’étais même partisan de la fusion en une commune unique des 8 villes de Sénart Avec un peu plus de 100000 habitants, cela avait du sens. Des pratiques communes s’étaient instituées au fil du temps (40 années), les professionnels et les élus, de quelques bords qu’ils soient, se connaissaient et avaient pris  l’habitude de partager des projets communs…

A l’inverse, j’ai toujours été opposé à cette fusion entre les agglomérations de Sénart et d’Evry. Mon opposition, sort renforcé de ces premières conséquences, aux retombées hautement symboliques s’agissant de la culture.

Je regrette et je ne crois pas être le seul, qu’aucun débat démocratique dans nos communes n’ait eu lieu concernant ces projets.

Si je suis heureux d’avoir pu contribuer à la réalisation du projet de Théâtre de Sénart, dont on peut vérifier spectacle après spectacle le fantastique succès, je suis triste de voir ainsi risquer de disparaitre la politique culturelle de proximité que nous avions peu à peu tissé, dans le respect  de notre identité et en coordination volontaire avec les élus et professionnels voisins de Sénart.

Didier Turba
Ancien Maire adjoint de Moissy-Cramayel en charge de la culture (1977/2014)
Ancien Conseiller général et Vice président du Conseil général de Seine et Marne (1998/2015).

A Moissy-Cramayel, le 7 novembre 2016

dimanche 27 mars 2016

Soutien à la Scène Nationale, la culture en danger !

Le Conseil Départemental de Seine-et- Marne, à fait savoir il y a quelques jours qu’il diminuait sa subvention pour l’exercice 2016, de 150 000€ soit 43% de sa subvention au Théâtre de Sénart.
Pour manifester votre soutien et demander à Monsieur Jean-Jacques Barbaux, Président du Conseil Départemental de rétablir les financements des acteurs culturels du Département, adressez un mail avec vos nom et prénom à l'adresse créée pour l'occasion >> soutien@theatre-senart.com

lundi 13 avril 2015

Fusion Sénart / Evry, un marché de dupe !




















Le 23 janvier 2014, j’écrivais sur mon blog : 

« Les candidats aux élections municipales ont intérêt à relire et à comprendre le sens de la loi MAPTAM (Modernisation de l'Action publique et Affirmation des Métropoles) adopté en 2ème lecture fin décembre 2013.

 Le paysage institutionnel dans les territoires de grande couronne va changer d'ici 2015 (autant dire demain). Les EPCI à fiscalité propre (le SAN de Sénart en est un) vont voir modifier leur périmètre et leur compétence. 

C'est ainsi que les EPCI situés dans l'unité urbaine de Paris, au sens de l'INSEE, regroupant des communes d'un seul tenant et sans enclave devront former des ensemble d'au moins 200 000 habitants…Un projet de schéma régional de coopération intercommunal (pour les départements du 91, 95 et du 77) sera élaboré par le Préfet de région sur proposition des Préfets de ces départements et présenté avant le 1er septembre 2014. Le schéma devant être arrêté avant le 28/02/2015. 

Le nouvelle EPCI qui remplacera les structures SAN de Sénart et CC de Melun val de Seine devra être créé avant le 31/12/2015. Un pas de plus vers l'intégration des communes, alors autant aller plus vite et plus loin, qu'en pensent nos 4 têtes de listes candidates à Moissy-Cramayel » …

A cette question, à Moissy-Cramayel, aucune des 4 listes en lice à l’époque aux élections municipales ne répondra, et le débat des municipales de 2014 esquivera soigneusement ce sujet. 

Il aura fallu attendre la proposition du Préfet de Région, il y a quelques semaines, prévoyant que Sénart et Evry  fusionnent dans un ensemble de plus de 330 000 habitants, à  cheval sur deux départements, pour que ce débat essentiel pour notre avenir puisse voir le jour.

 J’ai lu avec intérêt l’article consacré à ce sujet dans la dernière édition des « nouvelles de Moissy » et les explications de Line Magne, Maire de la commune sur ce sujet. Je n’ai pas été convaincu par les arguments développés, 

Chacun connaît mon désaccord profond sur cette fusion. Le bassin de vie auquel appartiennent les communes de Sénart, n’est pas celui d’Evry. 

Cette fusion qui met la partie seine et marnaise en position d’infériorité, n’apportera rien à Sénart. Evry regarde depuis toujours vers le plateau de Saclay, c’est là que se trouve grandes écoles et centres de recherche complémentaires de ceux qui sont déjà présents sur son territoire. 

Les géographes savent bien que les fleuves marquent des frontières et  impriment dans les comportements des habitants d’un territoire, des habitudes qui ne se modifient pas d’un trait de plume. 

La Seine et son franchissement marque bien une vraie frontière avec l’Essonne.

Les bassins de vie de Sénart et de l’agglomération de Melun Val de Seine ne font qu’un. Les déplacements qu’ils soient professionnels, ou liés aux habitudes de consommation, culturelles ou éducatives se font pour l’essentiel à l’intérieur de ce périmètre. Le futur pôle de santé publique/privé, en cours de construction entre Melun et Sénart, renforcera encore ces liens. Le Pôle Universitaire de Sénart et son Ecole d’ingénieur, structure désormais le développement Universitaire de ce territoire. 

Loin de participer au développement de Sénart, ce projet de fusion avec Evry-Corbeil, risque bien d’en entraver l’essor aussi bien économique, qu’universitaire en transformant Sénart en réserve foncière de cette super agglomération ou nos élus seront largement minoritaires et participera à l’affaiblissement de notre département. 

Les habitants de Sénart sont des êtres majeurs, ils ont le droit d’être consultés sur cette question essentielle pour leur avenir. 

Un débat démocratique doit permettre à la population de Sénart de se déterminer librement. Un référendum d’initiative locale s’impose : J’y suis favorable. 

Didier Turba

Ancien Conseiller général de Seine et Marne (1998/2015)
Ancien Maire-adjoint de Moissy-Cramayel (1977/2014)

lundi 13 octobre 2014

Oui à une réforme territoriale, non à un bricolage institutionnel !














Il y a en France 27 régions dont 24 métropolitaines , 101 départements, 36 681 communes, dont beaucoup ont moins de 1000 habitants et certaines  à peine quelques dizaines, environ 15 000 syndicats à vocation simple ou multiple (SIVOM), plus de 2 400 intercommunalités et maintenant des Métropoles... autant d'écrans entre le pouvoir local et les citoyens, avec à chaque fois des services en doublons, des personnels, des élus.

Il est temps de simplifier cet enchevêtrement en donnant, notamment aux intercommunalités le rôle qu'elles étaient destinées à jouer, en mutualisant les services, en partageant les ressources, en harmonisant les politiques d'un même bassin de vie,

Pour cela, une  réforme territoriale est absolument  nécessaire : clarifier le rôle de chacune des strates de collectivités est indispensable, mutualiser des fonctions et supprimer des doublons aussi, tout comme assurer cohérence et accès à tous à des services publics de qualité.

Mais, le gouvernement si prend bien mal, partant d’une excellente intention, la manière de faire, autoritaire et centralisatrice, et les propositions sur la table ont réussi à dresser la quasi totalité des élus locaux contre cette réforme.

Pour Sénart, comment adhérer à la proposition du Préfet de région qui consiste à créer une intercommunalité de près de 600000 habitants, allant de Sénart jusqu’à Arpajon en passant par Corbeil et Evry. Cette proposition n’a aucun sens.

A l’opposé, je suis favorable à la "réunification" de Sénart et de Melun Val de Seine. D'abord parce que le bassin de vie de ce territoire représente une réalité. Le développement universitaire indispensable, l'équipement hospitalier, le développement économique et la présence forte de l'industrie aéronautique, une politique culturelle ambitieuse : tous ces sujets si nécessaires à l’avenir de notre territoire et à son attractivité doivent faire l'objet d'une ambition partagée.

Je n’ignore pas les questions  politiques que cela pose, ni les ambitions personnelles de certains, mais les responsables politiques de tous bord de ces 2 intercommunalités auraient intérêt à se mettre rapidement autour d’une table pour définir ensemble un projet et une gouvernance qui permettent ce rassemblement. Faute de quoi nous seront absorbés et noyés dans ce conglomérat sans âme et sans réalité promis par le Préfet de Région. Lire la suite >>

mardi 23 septembre 2014

La politique culturelle: Une exigence pour notre agglomération, pour un développement urbain cohérent au sein d'une intercommunalité élargie


Le 20 septembre dernier je visitais le chantier du Théâtre de Sénart. Toute la population de notre agglomération était invitée par petits groupes à visiter ce chantier, un grand nombre de nos concitoyens avait répondu à cette invitation. Ils venaient ausi bien de Melun, que de Brie Comte-Robert, de Combs-la-Ville, ou d'ailleurs. Une manière pour eux de commencer à s'approprier ce bel outil de développement culturel. Une salle de 850 places avec fosse d'orchestre. Une salle modulable de 450 places assises mais pouvant accueillir 1000 spectateurs debout pour des concerts. Une salle de répétition de 300 m².



Sénart ne deviendra une vraie ville qu'à la condition d'y développer une politique culturelle ambitieuse. La concurrence entre les villes est forte, attirer des talents, des investisseurs, des entreprises de pointe se fera, si y sont réunis tous les ingrédients nécessaires. La culture est l'un de ces ingrédients.

 Un projet comme celui-ci, c'est d'abord une exigence artistique, mais ce doit être aussi une exigence politique. En d'autre terme, au service de quel projet de développement urbain, de quelle ambition collective partagée ? Les choix à faire concernant l'avenir de Sénart dans le cadre de la réforme territoriale, c'est maintenant qu'il faut les faire: Sénart-Melun, c'est le même bassin de vie, Brie Comte Robert est désormais inclus dans le canton de Combs-la-Ville et cet élargissement est porteur de sens. J’invite les tous les acteurs de ce territoire à y réfléchir vite. La proposition du Préfet de région de fusionner Sénart, l'agglomération nouvelle d'Evry en une gigantesque intercommunalité, allant jusqu'à Arpajon, n'a aucun sens.

Ce projet culturel, c'est aussi, dans le cadre de l'obligation législative de constituer de grandes intercommunalités, l'occasion de clarifier le projet de développement urbain de Sénart.  Je pense  que la "réunification" de Sénart et de Melun Val de Seine a du sens, d'abord parce que ce développement avait été initialement pensé comme ça, ensuite parce que le bassin de vie qu'il représente est une réalité. Le développement universitaire indispensable, l'équipement hospitalier, le développement économique et la présence forte de l'industrie aéronautique: tous ces sujets sensibles et si indispensables à notre territoire doivent faire l'objet d'une ambition partagée.

Au delà de nos différences, travaillons à la réalisation de cette ambition. Le regroupement de toutes nos forces au sein d'une même intercommunalité doit le permettre.

samedi 5 avril 2014

Le logement en Seine-et-Marne & sur Sénart

Le 4 avril dernier à Melun, l’Office Public de l’Habitat de Seine et Marne réunissait son Conseil d’administration. A l’ordre du jour l’examen de l’activité des 2 commissions d’attribution logement. Le parc de logement de l’OPH 77 est de 16500 logements.

La commission Nord est présidée par Maud Tallet, présidente de l’OPH 77 et je préside la commission sud. Ces commissions se réunissent  environ 2 fois par mois. Elles ont examiné au total 2622 dossiers de demandes de logements. 1789 candidatures ont été admise.


 
Pour chaque logement à attribuer, les dossiers sont préparés par les chargés de clientèle de chaque agence de l’OPH, l’avis des Mairies de chaque commune d’accueil est systématiquement sollicité, quel que soit le contingent réservé et celles-ci sont conviées à participer à la commission d’attribution. L’Etat (représenté par un fonctionnaire de la Préfecture) est membre de droit de chacune des commissions d’attribution.

Chaque logement relève d’un contingent attribué en fonction du mode de financement du logement (Etat, 1% patronal,…) et des garanties d’emprunts qui ont été accordées pour le financer. Les communes ne disposent que d’un contingent assez faible

L’attribution tient compte de différents critères, dont les ressources de la famille candidate et particulièrement du reste à vivre par personne après déduction des charges de loyers, de la composition de la famille au regard du logement proposé, des impayés éventuels de loyer du candidat au logement, de l’ancienneté de la demande…

Depuis plusieurs années, je remarque la paupérisation de plus en plus inquiétante des familles à la recherche d’un logement. Le nombre de bénéficiaires des minimas sociaux candidat à un logement est de plus en plus important. Difficile dans ces conditions de faire de la mixité sociale. Le logement social ne doit pas devenir un ghetto de pauvres. Il faut impérativement construire plus de logements pour pouvoir loger tout le monde dans les meilleurs conditions sans entasser les plus fragiles dans des lieux d’exclusion. Un seul impératif : un travail et un logement pour tous…

A Sénart sur les 8 communes l’OPH 77 est propriétaire de 1511 logements, dont 814 pour le seul canton de Combs-la-Ville.

Combs-la-Ville : 500
Moissy-Cramayel : 246
Lieusaint : 64
Réau : 4
Savigny-le-Temple : 614
Nandy : 26
Cesson : 29
Vert-Saint-Denis : 28

jeudi 13 février 2014

Quel avenir pour la politique culturelle à Moissy-Cramayel ?

Lundi 10 février 2014, dernière séance du conseil municipal de Moissy-Cramayel avant les élections municipales. Dernière séance aussi pour moi, après 36 années de mandat.

Elu en 1977, j'ai été successivement, Maire-adjoint chargé de l'enseignement pendant 2 mandats, 1er adjoint entre 1989 et 1995,  Maire-adjoint chargé de la culture, j'ai aussi été Vice-président du SAN de Sénart entre 1983 et 1995 en charge de l’enseignement et de la culture. J'ai ainsi participé à la période la plus importante du développement de la commune,
j'en suis fier.

Je crois pouvoir partir avec le sentiment du devoir accompli, en ayant été au service de mes concitoyens. Je remercie particulièrement les collaborateurs de la Mairie avec lesquels j'ai eu le plaisir de travailler, la Direction générale, la Direction des affaires culturelles, la Directrice de la médiathèque et ses agents.
J’ai une pensée toute particulière pour l’équipe des professeurs de l'école de musique et son directeur Philippe Vanderstichele. J’ai quelques amis parmi eux, ce sont de grands professionnels, d’excellents musiciens, des artistes concertistes pour certains. Je pense à Gérard Fallour qui part en retraite le mois prochain, qui fut professeur et directeur de l’école de musique pendant longtemps et un pianiste concertiste de très grand talent.

J’ai aussi une attention pour les 18 Marches, son régisseur Quentin et les bénévoles qui font fonctionner cette petite scène du rock seine et marnais, la création de ce lieu est une vraie fierté. J’espère que l’avenir lui conservera les moyens d’exister… Je pense aussi à l’expérience de la classe d’orchestre que j’ai lancé l’année dernière au collège des Maillettes en collaboration avec l’école de musique, j’espère là aussi quelque soit les résultats des élections municipales que ce projet pourra perdurer…

Je laisserai en partant, les dossiers sur lesquels j’ai travaillé ces derniers mois :
Que ce soit celui de la restructuration de la médiathèque et de sa transformation en ludomédiathèque, achevant ainsi la fusion des 2 équipements distincts ludothèque et médiathèque, après avoir fait la fusion de leur direction et de leur personnel.

Que se soit celui du projet culturel de la Rotonde après le départ de la scène nationale vers son nouveau théâtre du Carré Sénart, je tiens à saluer son directeur Jean-Michel Pfuiffe, ensemble avec toute son équipe, nous avons fait du bon travail . Une des délibérations prise ce soir concernait ce projet, le lancement d’une étude en collaboration avec la scène nationale et en partenariat avec la commune de Combs-la-Ville, concerne la poursuite de l’exploitation des 2 salles de cinéma de nos 2 communes.
Quel projet, artistique, quel type de fonctionnement, pour quel public, avec quelles mutualisations. L’attitude de certains élus candidats aux élections municipale, me laisse soucieux sur ce sujet.

Nous avions une vraie ambition culturelle à Moissy et j’ai toujours été suivi par Jean-Jacques Fournier, Maire de la commune, dans les propositions que j’ai pu faire aux côtés des professionnels pour développer cette politique.

J’ai la certitude que cette politique est porteuse d’avenir pour notre commune, pour son attractivité, pour son dynamisme, pour l’avenir de nos jeunes, pour les moisséens.
J’ai malgré tout de grandes inquiétudes. Pour les gens de Droite de la clique à Monsieur Van Temsche ou de la liste de Madame Moureaux, la culture n’a jamais été une priorité, ils ne s’y intéressent pas et leurs élus de l’actuelle opposition n’ont jamais travaillé sur ce sujet…

Pour Pierre Durual, la culture s’arrête hélas aux activités du comité des fêtes et au feux d’artifice du 14 juillet, dont je ne minimise pas l’intérêt, mais qui ne me paraît pas au niveau d’une politique culturelle d’une ville comme la nôtre. Pour tout ceux là, la culture risque de n’être qu’une variable d’ajustement budgétaire.
Quand à la liste de Gauche, mes inquiétudes existent aussi, et je ne les tiens pas pour quitte, nous verrons si leur programme prend bien en compte l’héritage que l’actuelle majorité laisse derrière elle…

Didier Turba
Maire-adjoint de Moissy-Cramayel jusqu’au 30 mars 2014

mercredi 22 janvier 2014

Mille-feuille, vous avez dit mille-feuille…

Il y a effectivement un vrai mille-feuille en France, mais ce ne sont pas les départements qu'il faut supprimer, Il y a en France 36 000 communes dont certaines ont à peine quelques dizaines d'habitants, environ 15 000 syndicats à vocation simple ou multiple (SIVOM), plus de 2 400 intercommunalités et maintenant des Métropoles... autant d'écrans entre le pouvoir local et les citoyens, avec à chaque fois des services en doublons, des personnels, des élus.

Il est temps de donner aux intercommunalités le rôle qu'elles étaient destinées à jouer, en mutualisant les services, en partageant les ressources, en harmonisant les politiques d'un même bassin de vie, en élisant leurs élus au suffrage universel direct.

A Sénart, je suis pour cette simplification, je défends depuis longtemps le principe de la fusion des communes dans un statut de type PLM. Ce type de proposition devrait être au cœur du débat électoral municipal. Il serait source d'économies et d'égalité de traitement entre les citoyens d'une même agglomération. Il permettrait un meilleur usage de l'espace urbain. Le citoyen saurait enfin qui fait quoi.

Je suis très attaché à ce qui fut mon village de naissance, j’en suis pour quelques semaines encore et depuis 36 années l’un des élus. Ma famille y réside depuis plus d'un siècle. Le cimetière de Moissy-Cramayel accueille une de mes arrière grand-mères, mes grands parents paternels et maternels, certains de mes oncles et tantes, mon père et mon beau-père...

Pour autant, je crois en la nécessité de cette réforme institutionnelle. L'utilisation de l'espace en serait facilitée, la mise en commun des équipements sportifs et culturels permettrait une bien meilleure utilisation, la rationalisation des moyens techniques et humains, permettrait une plus grande efficacité, des économies et une meilleure utilisation de l'argent public. Les implantations d’entreprises en seraient facilitées par une fiscalité foncière unique et le produit de cette fiscalité profiterait à tous.

Le prochain mandat municipal devrait permettre d'aller vers cette harmonisation et cette simplification, c'est ce que j'attends du prochain projet d'agglomération.

Nous verrons bien si les nouveaux élus municipaux auront le courage politique de s'emparer de cet objectif pour le transformer en réalité.
A Sénart, nous serions ainsi une véritable ville de plus de 100 000 habitants, la plus importante de Seine et Marne, nous serions mieux écoutés à Paris et enfin pris au sérieux.

dimanche 14 avril 2013

Révolution numérique et éducation



Education et culture numérique sont des conditions aujourd’hui essentielles pour permettre à nos enfants d’accéder aux formations porteuses d’emplois qualifiés.

Que seront les modèles pédagogiques du 21ème siècle ? Les enfants, comme les adultes ne tiennent plus seulement leurs savoirs et leurs savoirs faire des seules institutions d’éducation et de formation.

Internet et toutes ses composantes sont désormais passés par là, on ouvre moins le dictionnaire, encore moins son encyclopédie mais de plus en plus son ordinateur. Le télé enseignement et la vidéo conférence gagnera du terrain tout comme le télé travail.

Hier savoir lire et comprendre le sens de ce que l’on lisait était bien  la moindre des choses, un savoir malheureusement encore trop souvent mal maîtrisé par un certain nombre de nos enfants.

Aujourd’hui comprendre et décrypter le sens des images et des informations de toutes sortes  qui nous arrivent par les nouveaux vecteurs de la communication paraît tout aussi indispensable. L’usage des réseaux sociaux, nous montre quotidiennement les dérives que peuvent engendrés certains de ces usages.

Les ateliers informatiques installés depuis plus de 30 ans dans nos écoles restent utiles, Mais  désormais, est aussi venu le temps du vidéo projecteur et du tableau interactif installés dans chaque classe et reliés à l’internet . En Seine et marne et à Moissy, la fibre optique dessert désormais tous les  collèges et le département les équipent ainsi progressivement,  c’est déjà le cas de celui de  La Boétie, celui des Maillettes suivra début 2014.

La tablette numérique, la liseuse ou même le Smartphone risquent de remplacer peu à peu les manuels scolaires. Des bibliothèques numériques se mettent progressivement en place. Quelle place doit-on réserver à ces nouveaux médias du savoir et de l’éducation ?

Le cahier de texte, le livret scolaire sont déjà en ligne dans certains de nos collèges, accessibles à tous moments par les parents, de chez eux comme de partout ou ils se trouvent. Les absences comme les demandes de rendez-vous leurs sont ou seront bientôt signifiés par SMS.

La société de la communication instantanée gagne chaque jour du terrain. Ce sera un des enjeux de demain, ce peut être une vraie chance pour faire reculer l’échec scolaire, comme le pire des moyens.

A nous de faire en sorte de domestiquer ces nouveaux outils. Je doute que l’on revienne en arrière…

mercredi 20 mars 2013

Me battre pour l’emploi aux côtés des entreprises !


Ma priorité: me battre pour l’emploi aux côtés des entreprises !

Je ne résiste pas au plaisir de vous donner connaissance d'un communiqué que vient de me faire parvenir une belle entreprise moisséenne qui malgré la crise se développe et réussie. Félicitations à ces dirigeants et à ses cadres, employés et ouvriers.

" Moissy-Cramayel, le 19 mars 2013. ATF Gaia, société de services intervenant dans la gestion du cycle de vie des équipements informatiques et télécoms professionnels, annonce un chiffre d’affaires en hausse de 7% pour l’année 2012."

ATF GAIA est une entreprise citoyenne qui emploie 71 collaborateurs dont une majorité de travailleurs handicapés. Je connais bien cette entreprise qui a bénéficié à plusieurs reprises du soutien de Seine et Marne Développement (l’agence de développement économique du Département).

La bataille de l'emploi se gagnera aux côtés des entreprises qui innovent, qui investissent dans les matériels comme dans les hommes... je suis également mobilisé sur ce terrain essentiel. Je rencontrerais prochainement des chefs d'entreprises de notre secteur.

Vendredi, j'irais visiter l'entreprise JPB, un sous-traitant de l'industrie aéronautique en plein essor et qui va s'installer sur le pôle de Villaroche pour y développer son activité.

Après avoir embauché près de 500 personnes l'année dernière, Safran/Snecma, embauche 350 personnes cette année (ingénieurs, techniciens et ouvriers spécialisés).

Chez nous, à nos portes, il y a des secteurs porteurs. Sortons de notre pessimisme, il y a des choses aussi qui vont bien, mettons les en avant et développons les.