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mercredi 3 décembre 2014

Lettre aux habitants du Canton de Combs-la-Ville

Mes chers concitoyens, habitants de Combs-la-Ville, Lieusaint, Moissy-Cramayel et Réau,

Après avoir longuement réfléchi, j’ai pris la décision de ne pas me représenter aux prochaines élections départementales qui auront lieu en mars 2015. J’en ai informé le Président du Conseil général de Seine et Marne et mes collègues de la majorité départementale du Conseil général de Seine et Marne

3 raisons  expliquent ma décision.

1 / j'ai 67 ans,  pendant 38 ans j’ai exercé diverses responsabilités électives successives. Je termine mon 3ème mandat de conseiller général

Élu au Conseil général en 1998, je crois avoir bien rempli le contrat  passé avec les habitants de notre canton. J’ai défendu avec passion, les intérêts de la Seine et Marne et des seine et marnais. Vous avez  su me le prouver au travers de la confiance et des encouragements  que vous  m’avez toujours prodigué au cours de toutes ces années.

Vincent Eblé, Président du Conseil général de Seine et Marne m'a confié depuis 10 ans, une tâche difficile dans laquelle je me suis beaucoup investi : la responsabilité des finances du Département. Président du Groupe des élus socialistes du Conseil général, mes collègues m’ont toujours renouvelé leur confiance depuis 2004. 

2 / Soutien critique de l’action gouvernementale,  je n’adhère pas à la réforme  territoriale et à ses conséquences sur l'avenir des départements et des collectivités locales. La loi, dans sa forme actuelle, acte toujours la  disparition des conseils départementaux pour 2020. Je suis convaincu au contraire, de leur indispensable utilité et de leur modernité. 

3 / En 2013, j'avais dit à mes proches, que je ne me  représenterai pas pour un mandat départemental supplémentaire,  ma  seule ambition concernait alors l’échéance des élections municipales de mars 2014 à Moissy-Cramayel. Je n’ai pas changé d’avis.

Depuis 2004avec mes collègues de la Majorité de Gauche départementale, nous avons changé la Seine et Marne. Notre Département est sorti de son immobilisme et nous avons respecté tous les engagements pris envers vous, que ce soit en matière de solidarité, en particulier avec les familles, ou avec nos ainés et les personnes handicapées, mais aussi en matière d’éducation, de transports, de culture, de sport, d’aménagement numérique ou de développement économique.

Parce que la Seine et marne est dotée de nombreux atouts, nous avons mis en œuvre un projet de territoire cohérent mariant territoires urbains et ruraux autour d’un seul objectif : le respect de l’identité qui fait la force de notre département dans le cadre d’un modèle de développement durable et d’aménagements adaptés aux besoins d’un département en croissance qui a souhaité prendre en main son destin plutôt que le subir. 

Je suis fier de l’action menée par la Majorité de Gauche du Conseil général de Seine et Marne depuis  10 ans. L’ampleur des chantiers en cours et de ceux à venir exige que cet élan se poursuive, et je souhaite que la majorité de gauche puisse continuer son travail au bénéfice de tous les habitants de notre beau département.

Merci encore pour la confiance que vous m’avez accordé tout au long des mandats électifs que vous m’avez confié. 

Bien sincèrement

A Moissy-Cramayel le 29 novembre 2014


lundi 13 octobre 2014

Oui à une réforme territoriale, non à un bricolage institutionnel !














Il y a en France 27 régions dont 24 métropolitaines , 101 départements, 36 681 communes, dont beaucoup ont moins de 1000 habitants et certaines  à peine quelques dizaines, environ 15 000 syndicats à vocation simple ou multiple (SIVOM), plus de 2 400 intercommunalités et maintenant des Métropoles... autant d'écrans entre le pouvoir local et les citoyens, avec à chaque fois des services en doublons, des personnels, des élus.

Il est temps de simplifier cet enchevêtrement en donnant, notamment aux intercommunalités le rôle qu'elles étaient destinées à jouer, en mutualisant les services, en partageant les ressources, en harmonisant les politiques d'un même bassin de vie,

Pour cela, une  réforme territoriale est absolument  nécessaire : clarifier le rôle de chacune des strates de collectivités est indispensable, mutualiser des fonctions et supprimer des doublons aussi, tout comme assurer cohérence et accès à tous à des services publics de qualité.

Mais, le gouvernement si prend bien mal, partant d’une excellente intention, la manière de faire, autoritaire et centralisatrice, et les propositions sur la table ont réussi à dresser la quasi totalité des élus locaux contre cette réforme.

Pour Sénart, comment adhérer à la proposition du Préfet de région qui consiste à créer une intercommunalité de près de 600000 habitants, allant de Sénart jusqu’à Arpajon en passant par Corbeil et Evry. Cette proposition n’a aucun sens.

A l’opposé, je suis favorable à la "réunification" de Sénart et de Melun Val de Seine. D'abord parce que le bassin de vie de ce territoire représente une réalité. Le développement universitaire indispensable, l'équipement hospitalier, le développement économique et la présence forte de l'industrie aéronautique, une politique culturelle ambitieuse : tous ces sujets si nécessaires à l’avenir de notre territoire et à son attractivité doivent faire l'objet d'une ambition partagée.

Je n’ignore pas les questions  politiques que cela pose, ni les ambitions personnelles de certains, mais les responsables politiques de tous bord de ces 2 intercommunalités auraient intérêt à se mettre rapidement autour d’une table pour définir ensemble un projet et une gouvernance qui permettent ce rassemblement. Faute de quoi nous seront absorbés et noyés dans ce conglomérat sans âme et sans réalité promis par le Préfet de Région. Lire la suite >>

mardi 23 septembre 2014

La politique culturelle: Une exigence pour notre agglomération, pour un développement urbain cohérent au sein d'une intercommunalité élargie


Le 20 septembre dernier je visitais le chantier du Théâtre de Sénart. Toute la population de notre agglomération était invitée par petits groupes à visiter ce chantier, un grand nombre de nos concitoyens avait répondu à cette invitation. Ils venaient ausi bien de Melun, que de Brie Comte-Robert, de Combs-la-Ville, ou d'ailleurs. Une manière pour eux de commencer à s'approprier ce bel outil de développement culturel. Une salle de 850 places avec fosse d'orchestre. Une salle modulable de 450 places assises mais pouvant accueillir 1000 spectateurs debout pour des concerts. Une salle de répétition de 300 m².



Sénart ne deviendra une vraie ville qu'à la condition d'y développer une politique culturelle ambitieuse. La concurrence entre les villes est forte, attirer des talents, des investisseurs, des entreprises de pointe se fera, si y sont réunis tous les ingrédients nécessaires. La culture est l'un de ces ingrédients.

 Un projet comme celui-ci, c'est d'abord une exigence artistique, mais ce doit être aussi une exigence politique. En d'autre terme, au service de quel projet de développement urbain, de quelle ambition collective partagée ? Les choix à faire concernant l'avenir de Sénart dans le cadre de la réforme territoriale, c'est maintenant qu'il faut les faire: Sénart-Melun, c'est le même bassin de vie, Brie Comte Robert est désormais inclus dans le canton de Combs-la-Ville et cet élargissement est porteur de sens. J’invite les tous les acteurs de ce territoire à y réfléchir vite. La proposition du Préfet de région de fusionner Sénart, l'agglomération nouvelle d'Evry en une gigantesque intercommunalité, allant jusqu'à Arpajon, n'a aucun sens.

Ce projet culturel, c'est aussi, dans le cadre de l'obligation législative de constituer de grandes intercommunalités, l'occasion de clarifier le projet de développement urbain de Sénart.  Je pense  que la "réunification" de Sénart et de Melun Val de Seine a du sens, d'abord parce que ce développement avait été initialement pensé comme ça, ensuite parce que le bassin de vie qu'il représente est une réalité. Le développement universitaire indispensable, l'équipement hospitalier, le développement économique et la présence forte de l'industrie aéronautique: tous ces sujets sensibles et si indispensables à notre territoire doivent faire l'objet d'une ambition partagée.

Au delà de nos différences, travaillons à la réalisation de cette ambition. Le regroupement de toutes nos forces au sein d'une même intercommunalité doit le permettre.

mercredi 10 septembre 2014

Les collèges départementaux

78 000 collégiens ont repris le chemin de l'école le mardi 2 septembre, dans les 127 collèges départementaux. Les collégiens retrouvent le chemin de leurs établissements pour la nouvelle année scolaire. Une rentrée sous le signe de l'exigence et de la performance dans laquelle le Département s'engage : il investit en moyenne 1360 € par collégien... lire la suite >>

dimanche 4 mai 2014

Maintien des conseils départementaux

"Je suis, heureux d'avoir pu rassembler l'ensemble des élus du Conseil général de Seine et Marne (opposition et majorité), sur un même texte demandant le maintien des conseils départementaux. Il est assez rare de nous retrouver ensemble sur une position unanime. Il ne s'agit pas de défendre les positions que nous occupons, nos petites personnes n'ont aucune importance, il s'agit de défendre une idée que nous nous faisons de la République, de son fonctionnement, de la proximité des élus départementaux avec leurs concitoyens, de l'animation de nos territoires."

Séance publique du 30 avril 2014

CONSIDERANT les annonces du Premier ministre lors de son discours de politique générale sur son intention d’engager une nouvelle étape dans l’organisation territoriale de notre pays,

CONSIDERANT le souhait exprimé par le Premier ministre de diviser par deux le nombre des Régions d’ici au 1er janvier 2017, de définir une nouvelle carte intercommunale sur la base des bassins de vie d’ici 2018 et de supprimer les Conseils départementaux à échéance 2021 ainsi que leur clause de compétence générale,

Le Conseil général réuni en séance publique le 30 avril 2014 :

RAPPELLE que les Départements représentent un échelon de proximité indispensable où les élus ont développé une relation étroite avec les populations et où ils déploient, en coopération avec les acteurs territoriaux (régions, intercommunalités, communes …), des politiques publiques, visant à répondre aux besoins des habitantes et des habitants,

INSISTE sur l’utilité et la pertinence de l’action du Département en matière d’insertion, de solidarité, d’éducation, d’accompagnement de la petite-enfance à la jeunesse, de lutte contre les inégalités territoriales, d’accès à la culture et au sport, de développement économique et touristique, d’emploi, de préservation de l’environnement ou de santé,

DIT que ces politiques publiques de proximité sont d’autant plus indispensables dans la perspective d’un agrandissement des Régions,

MAINTIENT que, contrairement à certaines idées reçues, une éventuelle suppression des Départements ne générera aucune réelle économie et qu’elle aura pour conséquence de distendre un peu plus le lien entre les citoyens et leurs représentants élus,

AFFIRME la nécessité d’une réforme dans l'organisation des collectivités territoriales, mais souligne son attachement profond au fait départemental, espace de proximité, de réalisme et de représentativité de tous les territoires de la République qu'ils soient ruraux ou urbains,

SOULIGNE que d’autres pistes méritent d’être investiguées comme une suppression des doublons existants avec les services de l’Etat sur des compétences aujourd’hui exercées par les collectivités locales ou une clarification des compétences entre les différentes strates de collectivités.