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lundi 13 octobre 2014

Oui à une réforme territoriale, non à un bricolage institutionnel !














Il y a en France 27 régions dont 24 métropolitaines , 101 départements, 36 681 communes, dont beaucoup ont moins de 1000 habitants et certaines  à peine quelques dizaines, environ 15 000 syndicats à vocation simple ou multiple (SIVOM), plus de 2 400 intercommunalités et maintenant des Métropoles... autant d'écrans entre le pouvoir local et les citoyens, avec à chaque fois des services en doublons, des personnels, des élus.

Il est temps de simplifier cet enchevêtrement en donnant, notamment aux intercommunalités le rôle qu'elles étaient destinées à jouer, en mutualisant les services, en partageant les ressources, en harmonisant les politiques d'un même bassin de vie,

Pour cela, une  réforme territoriale est absolument  nécessaire : clarifier le rôle de chacune des strates de collectivités est indispensable, mutualiser des fonctions et supprimer des doublons aussi, tout comme assurer cohérence et accès à tous à des services publics de qualité.

Mais, le gouvernement si prend bien mal, partant d’une excellente intention, la manière de faire, autoritaire et centralisatrice, et les propositions sur la table ont réussi à dresser la quasi totalité des élus locaux contre cette réforme.

Pour Sénart, comment adhérer à la proposition du Préfet de région qui consiste à créer une intercommunalité de près de 600000 habitants, allant de Sénart jusqu’à Arpajon en passant par Corbeil et Evry. Cette proposition n’a aucun sens.

A l’opposé, je suis favorable à la "réunification" de Sénart et de Melun Val de Seine. D'abord parce que le bassin de vie de ce territoire représente une réalité. Le développement universitaire indispensable, l'équipement hospitalier, le développement économique et la présence forte de l'industrie aéronautique, une politique culturelle ambitieuse : tous ces sujets si nécessaires à l’avenir de notre territoire et à son attractivité doivent faire l'objet d'une ambition partagée.

Je n’ignore pas les questions  politiques que cela pose, ni les ambitions personnelles de certains, mais les responsables politiques de tous bord de ces 2 intercommunalités auraient intérêt à se mettre rapidement autour d’une table pour définir ensemble un projet et une gouvernance qui permettent ce rassemblement. Faute de quoi nous seront absorbés et noyés dans ce conglomérat sans âme et sans réalité promis par le Préfet de Région. Lire la suite >>

mardi 23 septembre 2014

La politique culturelle: Une exigence pour notre agglomération, pour un développement urbain cohérent au sein d'une intercommunalité élargie


Le 20 septembre dernier je visitais le chantier du Théâtre de Sénart. Toute la population de notre agglomération était invitée par petits groupes à visiter ce chantier, un grand nombre de nos concitoyens avait répondu à cette invitation. Ils venaient ausi bien de Melun, que de Brie Comte-Robert, de Combs-la-Ville, ou d'ailleurs. Une manière pour eux de commencer à s'approprier ce bel outil de développement culturel. Une salle de 850 places avec fosse d'orchestre. Une salle modulable de 450 places assises mais pouvant accueillir 1000 spectateurs debout pour des concerts. Une salle de répétition de 300 m².



Sénart ne deviendra une vraie ville qu'à la condition d'y développer une politique culturelle ambitieuse. La concurrence entre les villes est forte, attirer des talents, des investisseurs, des entreprises de pointe se fera, si y sont réunis tous les ingrédients nécessaires. La culture est l'un de ces ingrédients.

 Un projet comme celui-ci, c'est d'abord une exigence artistique, mais ce doit être aussi une exigence politique. En d'autre terme, au service de quel projet de développement urbain, de quelle ambition collective partagée ? Les choix à faire concernant l'avenir de Sénart dans le cadre de la réforme territoriale, c'est maintenant qu'il faut les faire: Sénart-Melun, c'est le même bassin de vie, Brie Comte Robert est désormais inclus dans le canton de Combs-la-Ville et cet élargissement est porteur de sens. J’invite les tous les acteurs de ce territoire à y réfléchir vite. La proposition du Préfet de région de fusionner Sénart, l'agglomération nouvelle d'Evry en une gigantesque intercommunalité, allant jusqu'à Arpajon, n'a aucun sens.

Ce projet culturel, c'est aussi, dans le cadre de l'obligation législative de constituer de grandes intercommunalités, l'occasion de clarifier le projet de développement urbain de Sénart.  Je pense  que la "réunification" de Sénart et de Melun Val de Seine a du sens, d'abord parce que ce développement avait été initialement pensé comme ça, ensuite parce que le bassin de vie qu'il représente est une réalité. Le développement universitaire indispensable, l'équipement hospitalier, le développement économique et la présence forte de l'industrie aéronautique: tous ces sujets sensibles et si indispensables à notre territoire doivent faire l'objet d'une ambition partagée.

Au delà de nos différences, travaillons à la réalisation de cette ambition. Le regroupement de toutes nos forces au sein d'une même intercommunalité doit le permettre.

mercredi 22 janvier 2014

Mille-feuille, vous avez dit mille-feuille…

Il y a effectivement un vrai mille-feuille en France, mais ce ne sont pas les départements qu'il faut supprimer, Il y a en France 36 000 communes dont certaines ont à peine quelques dizaines d'habitants, environ 15 000 syndicats à vocation simple ou multiple (SIVOM), plus de 2 400 intercommunalités et maintenant des Métropoles... autant d'écrans entre le pouvoir local et les citoyens, avec à chaque fois des services en doublons, des personnels, des élus.

Il est temps de donner aux intercommunalités le rôle qu'elles étaient destinées à jouer, en mutualisant les services, en partageant les ressources, en harmonisant les politiques d'un même bassin de vie, en élisant leurs élus au suffrage universel direct.

A Sénart, je suis pour cette simplification, je défends depuis longtemps le principe de la fusion des communes dans un statut de type PLM. Ce type de proposition devrait être au cœur du débat électoral municipal. Il serait source d'économies et d'égalité de traitement entre les citoyens d'une même agglomération. Il permettrait un meilleur usage de l'espace urbain. Le citoyen saurait enfin qui fait quoi.

Je suis très attaché à ce qui fut mon village de naissance, j’en suis pour quelques semaines encore et depuis 36 années l’un des élus. Ma famille y réside depuis plus d'un siècle. Le cimetière de Moissy-Cramayel accueille une de mes arrière grand-mères, mes grands parents paternels et maternels, certains de mes oncles et tantes, mon père et mon beau-père...

Pour autant, je crois en la nécessité de cette réforme institutionnelle. L'utilisation de l'espace en serait facilitée, la mise en commun des équipements sportifs et culturels permettrait une bien meilleure utilisation, la rationalisation des moyens techniques et humains, permettrait une plus grande efficacité, des économies et une meilleure utilisation de l'argent public. Les implantations d’entreprises en seraient facilitées par une fiscalité foncière unique et le produit de cette fiscalité profiterait à tous.

Le prochain mandat municipal devrait permettre d'aller vers cette harmonisation et cette simplification, c'est ce que j'attends du prochain projet d'agglomération.

Nous verrons bien si les nouveaux élus municipaux auront le courage politique de s'emparer de cet objectif pour le transformer en réalité.
A Sénart, nous serions ainsi une véritable ville de plus de 100 000 habitants, la plus importante de Seine et Marne, nous serions mieux écoutés à Paris et enfin pris au sérieux.