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samedi 22 février 2014

Quelques mots sur le programme de Madame Moureaux

Celle-ci promet la création d'un pôle de santé pluridisciplinaire, elle oublie que cela dépasse la seule compétence du conseil municipal, sauf à vouloir recréer les dispensaires d'antan... mais avec quels moyens ? Et quelles autorisations (quid de l'avis de l'agence régionale de santé). C'est typiquement le genre de sujet à traiter au niveau intercommunal et qui n'a aucune chance d'avancer au seul niveau communal.

Elle examinera la possibilité d'une crèche privée... ça ne l'engage pas à grand chose ! 

Elle promet d'étudier la création d'une résidence de personnes âgées, encore un engagement qui ne lui coûte rien: la création d'un EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) demande là aussi l'autorisation de l'ARS et celle du Conseil général pour l'APA en établissement. L'ARS estime qu'en seine et marne il y aurait déjà trop d'EHPAD...et refuse pour l'instant d'en permettre l'ouverture de nouveaux. Quant à une résidence pour personne âgée, je ne suis pas certain que cela corresponde à la demande des moisséens, ce qu'ils souhaitent c'est de rester le plus longtemps possible à leur domicile en bénéficiant de services qui existent à ce jour, même si on peut toujours faire mieux.

Elle envisage (jusque là, ça ne coûte rien non plus) la construction d'un stade d'athlétisme, elle oublie (alors que selon elle, la commune serait surendettée) le coût d'une telle installation, il en existe déjà deux sur Sénart, il est certainement temps de mutualiser ces équipements au lieu de les multiplier.

En matière d'urbanisme c'est aussi un peu simpliste: conserver une ville à taille humaine...Moissy ne compte qu'à peine 18000 habitants, la croissance démographique n'a été que de 60 habitants par an depuis 5 ans...l'équilibre emploi/habitat y est atteint (c'est même la seule commune de Sénart ou cela soit le cas) ... en attendant la réalité c'est qu'il a 900 demandes de logement en attente et que moins de 50 sont satisfaites chaque année sur les contingents communaux...pas un mot sur ce sujet...

En matière de culture, je passe sur le festival du rire et l'ouverture d'une guinguette, certainement que cela va attirer en masse la jeunesse de la ville...

Elle nous promet enfin de revenir sur la tarification des services municipaux, gare à la hausse... Ou alors ce seront les contribuables qui paieront. Aucun service n'ait à ce jour payé au prix coûtant par l'usager. Modifier la grille des quotients, c'est faire payer les plus pauvres, ou augmenter la part pris en charge par le contribuable pour pouvoir diminuer les tarifs des autres. L'alternative n'existe pas.

Bref tout cela sent l'amateurisme voir l'incompétence.

jeudi 13 février 2014

Quel avenir pour la politique culturelle à Moissy-Cramayel ?

Lundi 10 février 2014, dernière séance du conseil municipal de Moissy-Cramayel avant les élections municipales. Dernière séance aussi pour moi, après 36 années de mandat.

Elu en 1977, j'ai été successivement, Maire-adjoint chargé de l'enseignement pendant 2 mandats, 1er adjoint entre 1989 et 1995,  Maire-adjoint chargé de la culture, j'ai aussi été Vice-président du SAN de Sénart entre 1983 et 1995 en charge de l’enseignement et de la culture. J'ai ainsi participé à la période la plus importante du développement de la commune,
j'en suis fier.

Je crois pouvoir partir avec le sentiment du devoir accompli, en ayant été au service de mes concitoyens. Je remercie particulièrement les collaborateurs de la Mairie avec lesquels j'ai eu le plaisir de travailler, la Direction générale, la Direction des affaires culturelles, la Directrice de la médiathèque et ses agents.
J’ai une pensée toute particulière pour l’équipe des professeurs de l'école de musique et son directeur Philippe Vanderstichele. J’ai quelques amis parmi eux, ce sont de grands professionnels, d’excellents musiciens, des artistes concertistes pour certains. Je pense à Gérard Fallour qui part en retraite le mois prochain, qui fut professeur et directeur de l’école de musique pendant longtemps et un pianiste concertiste de très grand talent.

J’ai aussi une attention pour les 18 Marches, son régisseur Quentin et les bénévoles qui font fonctionner cette petite scène du rock seine et marnais, la création de ce lieu est une vraie fierté. J’espère que l’avenir lui conservera les moyens d’exister… Je pense aussi à l’expérience de la classe d’orchestre que j’ai lancé l’année dernière au collège des Maillettes en collaboration avec l’école de musique, j’espère là aussi quelque soit les résultats des élections municipales que ce projet pourra perdurer…

Je laisserai en partant, les dossiers sur lesquels j’ai travaillé ces derniers mois :
Que ce soit celui de la restructuration de la médiathèque et de sa transformation en ludomédiathèque, achevant ainsi la fusion des 2 équipements distincts ludothèque et médiathèque, après avoir fait la fusion de leur direction et de leur personnel.

Que se soit celui du projet culturel de la Rotonde après le départ de la scène nationale vers son nouveau théâtre du Carré Sénart, je tiens à saluer son directeur Jean-Michel Pfuiffe, ensemble avec toute son équipe, nous avons fait du bon travail . Une des délibérations prise ce soir concernait ce projet, le lancement d’une étude en collaboration avec la scène nationale et en partenariat avec la commune de Combs-la-Ville, concerne la poursuite de l’exploitation des 2 salles de cinéma de nos 2 communes.
Quel projet, artistique, quel type de fonctionnement, pour quel public, avec quelles mutualisations. L’attitude de certains élus candidats aux élections municipale, me laisse soucieux sur ce sujet.

Nous avions une vraie ambition culturelle à Moissy et j’ai toujours été suivi par Jean-Jacques Fournier, Maire de la commune, dans les propositions que j’ai pu faire aux côtés des professionnels pour développer cette politique.

J’ai la certitude que cette politique est porteuse d’avenir pour notre commune, pour son attractivité, pour son dynamisme, pour l’avenir de nos jeunes, pour les moisséens.
J’ai malgré tout de grandes inquiétudes. Pour les gens de Droite de la clique à Monsieur Van Temsche ou de la liste de Madame Moureaux, la culture n’a jamais été une priorité, ils ne s’y intéressent pas et leurs élus de l’actuelle opposition n’ont jamais travaillé sur ce sujet…

Pour Pierre Durual, la culture s’arrête hélas aux activités du comité des fêtes et au feux d’artifice du 14 juillet, dont je ne minimise pas l’intérêt, mais qui ne me paraît pas au niveau d’une politique culturelle d’une ville comme la nôtre. Pour tout ceux là, la culture risque de n’être qu’une variable d’ajustement budgétaire.
Quand à la liste de Gauche, mes inquiétudes existent aussi, et je ne les tiens pas pour quitte, nous verrons si leur programme prend bien en compte l’héritage que l’actuelle majorité laisse derrière elle…

Didier Turba
Maire-adjoint de Moissy-Cramayel jusqu’au 30 mars 2014

dimanche 8 décembre 2013

Financement d’une campagne électorale municipale

Je suis régulièrement interrogé sur le financement des campagnes électorales, et par ailleurs je lis ou j’entends pas mal d’âneries, notamment de la part de sympathisants de Droite de Moissy-Cramayel sur ce thème.
Il m’a semblé nécessaire de rappeler quelques principes.






Principes de financement d’une campagne électorale municipale
Pour les élections municipales dans les communes de 9 000 habitants et plus :

- nécessité de recueillir les dons par l’intermédiaire d’un mandataire financier, pendant l’année précédant le premier jour du mois de l’élection et jusqu’à la date du dépôt du compte de campagne du candidat (soit depuis le 1er mars 2013)
- règlement par le mandataire financier des dépenses engagées en vue de l’élection et antérieures à la date du tour de scrutin où l’élection a été acquise ;
- plafonnement des dépenses électorales et des dons fiscalement déductibles
- institution d’un compte de campagne retraçant les recettes et les dépenses de la campagne.

Les quatre principes ci-dessus ne s’appliquent pas dans les communes de moins de 9 000 habitants.

Pour les élections municipales dans toutes les communes, quelle que soit leur taille démographique :

- interdiction pour un candidat de recevoir des dons d’une personne morale (société, collectivité territoriale, etc..) autre qu’un parti ou un groupement politique.
- et dans les communes de moins de 9 000 habitants, les dons de personnes physiques ne sont pas déductibles de l'impôt.

Les dépenses électorales des candidats issues de leur seul apport personnel, qui peut revêtir la forme d'un prêt, font l'objet d'un remboursement forfaitaire de la part de l'Etat ramené désormais de 50% à 47,5 % de leur plafond de dépenses.

Le montant du plafond diffère selon que la liste candidate est présente au premier tour de scrutin ou au deux tours (après, si tel est son souhait fusion avec une autre liste candidate présente au 1er tour).

Pour les villes comprises entre 15001 et 30000 habitants le plafond est de 1.07 euros par habitant pour les listes présentes au 1er tour et de 1.52 euros pour les listes présentes au 2ème tour .

Pour une ville comme Moissy-Cramayel cela représente environ 19 000 euros de plafond à ne pas dépasser, soit  l’assurance d’être remboursé sur la base forfaitaire d’environ 9 500 euros, une somme bien suffisante pour faire une bonne campagne électorale, pas besoin d’être fortuné pour monter une liste et participer à cet exercice démocratique , cela représente environ 290 euros de participation en moyenne pour chaque membre de la liste en question (33 candidats).

Ce financement de base peut-être atteint soit à l’aide d’une avance de la tête de liste sur ses fonds propres et ceux de ces colistiers ou en empruntant auprès de sa banque cette même somme, avec l’assurance d’être remboursé par l’Etat lorsque la liste en question a obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés. Il est donc faux qu’il faille être particulièrement riche pour se présenter à une élection locale.

Le remboursement forfaitaire n'est pas versé aux candidats qui ont obtenu moins de 5 % des suffrages exprimés au premier tour de scrutin, qui ne se sont pas conformés aux prescriptions de l'article L. 52-11, qui n'ont pas déposé leur compte de campagne dans le délai prévu au deuxième alinéa de l'article L. 52-12 ou dont le compte de campagne est rejeté pour d'autres motifs ou qui n'ont pas déposé leur déclaration de situation patrimoniale, s'ils sont astreints à cette obligation

lundi 16 septembre 2013

Communiqué de presse

J’ai réuni le 13 septembre dernier, le groupe d’hommes et de femmes, socialistes et républicains de progrès, qui soutenait ma candidature à la Mairie de Moissy-Cramayel.

Après une longue réflexion cet été, j’ai annoncé, que je ne serai pas candidat aux prochaines élections municipales à Moissy-Cramayel. En effet, j’ai estimé que les conditions politiques n’étaient pas réunies pour que je puisse y participer d’une manière ou d’une autre.

Mon mandat municipal se terminera donc le 30 mars 2014. Je tiens à remercier chaleureusement, tous ceux et toutes celles, nombreux, qui m’ont apporté au cours des derniers mois leurs soutiens et leurs encouragements.

Je souhaite pour notre commune, pour ses habitants, que le débat qui s’engagera dans le cadre de cette prochaine campagne électorale, leur apporte les réponses aux questions qu’ils se posent légitimement, en matière, de développement, d’éducation, de solidarité, de sécurité, de démocratie citoyenne et de gouvernance. J’ai tenté avec mes amis et camarades d’apporter ma pierre à cette réflexion.

Je reste Conseiller général du Canton de Combs-la-Ville, dans cette fonction, je continuerai d’être, comme je l’ai toujours été : chaque jour aux  cotés de tous.

Didier Turba

A Moissy le 15 septembre 2013

samedi 25 mai 2013

Moissy-Cramayel, demain - Contribution au débat









Le bilan de la Gauche à Moissy est largement positif

Les 40 dernières années  ont profondément modifié Moissy-Cramayel. Notre ville est ainsi passée d’un gros bourg rural de moins de 3000 habitants à la fin des années 70, à une petite ville de presque 18 000 habitants aujourd’hui. Nos concitoyens apprécient le bon niveau d’équipements et de services de notre commune. La qualité de la vie y est reconnue par beaucoup d’habitants. 

Mais qu’attendent aujourd’hui nos concitoyens du prochain Maire et de la future équipe Municipale ?

La gestion d’une ville de près de 20 000 habitants est une démarche exigeante qui demandera expérience et engagement permanent de tous les membres  de la prochaine majorité de gauche et particulièrement du 1er d’entre eux. 

Les  marges de manœuvres seront faibles, l’argent public sera rare et il ne faudra  compter que sur nous-mêmes. Chaque euro dépensé devra être un euro utile.

Pour autant, Il faudra anticiper les changements rapides du monde d’aujourd’hui en introduisant, au cours du prochain mandat, toutes les innovations que nous offre la modernité, aussi bien en matière d’urbanisme, d’architecture, d’économie d’énergie, de transport,  que de moyens pédagogiques à mettre à disposition des équipes enseignantes de nos écoles.

Des priorités devront guider l’action de la future municipalité : il faut, pour notre commune, un développement « soutenable » pour une ville « durable »

Réussir le développement à venir, impose l’équilibre de celui-ci, notamment en matière de composition sociologique de la ville

Nous ne pouvons accepter de voir notre commune se paupériser. Moissy-Cramayel est à à ce jour la commune de Sénart avec le plus important ratio de bénéficiaires du RSA, de même le nombre de nos jeunes bénéficiaires du Fonds Départemental d’Aides aux Jeunes, est-il  le plus important de l’agglomération de Sénart (aides alimentaires, aides à la formation, etc.)

Pendant 30 ans Moissy-Cramayel  a en effet largement participé à l’effort de solidarité nationale nécessaire, en acceptant un nombre important de logements sociaux et nous sommes fiers d’être une commune accueillant ainsi une population aux origines diverses et qui a su faire de l’apport de ces cultures une véritable richesse. 

Avec près de 35 % de logements sociaux, alors que la loi impose désormais à toutes les communes d’en accueillir un minimum de 25 %, nous avons largement fait notre part

La politique entamée de rénovation et de restructuration des ensembles HLM les plus anciens,  démontre aussi la volonté de la majorité municipale de Gauche de ne pas rompre avec cette politique du logement pour tous, en ne laissant pas se dégrader les quartiers anciens. 

Il faudra se poser pour l’avenir, la question de la destruction/reconstruction de certains des logements sociaux les plus anciens de la ville  qui ne correspondent plus à l’attente de leurs habitants. 

Un développement urbain maîtrisé et équilibré

Prochaine étape du développement de Moissy-Cramayel, le projet d'éco-quartier de Chanteloup, aura une capacité d'environ 2 400 logements, sa réalisation s'étalera au minimum sur une douzaine d'années. La réussite de ce dernier quartier, représente un enjeu décisif pour notre commune. 

Un des objectifs de ce quartier, doit être de rééquilibrer la nature du parc de logements à Moissy-Cramayel en participant à la réduction du ratio de logements sociaux. Il faudra progressivement faire passer ce ratio de 35 % à environ 28 voir 25%. 

La recherche d’une meilleure mixité sociale, imposera un dialogue plus efficace avec les bailleurs sociaux.

L’attention devra être apportée aux opérations immobilières qui pourraient se réaliser sur des parcelles situées dans le tissu urbain ancien et dont la « couture » avec ce tissu devra être particulièrement soignée.

L’amélioration de l’offre et de la qualité de notre commerce de proximité exige l’apport de populations nouvelles dotées d’un pouvoir d’achat  supérieur à celle d’aujourd’hui. La qualité de l’offre de logements de l’éco quartier de Chanteloup devra le permettre. Il ne faudra pas céder sur cette qualité.

Le rythme du développement urbain de notre commune doit être étroitement lié à celui de son développement économique.

Pour nos habitants, en particulier pour nos jeunes, aujourd’hui, la première exigence de la part de leurs élus, c’est d’abord l’accès à l’emploi, suivi de l’accès au logement.

Les conditions du développement économique dépendent pour une part significative de l’action politique locale : qualité des moyens de la mobilité : déploiement de la fibre optique, de la desserte routière, infrastructures de transports en commun, liaisons douces, existence de zones d’activités de qualité bien desservies, logements diversifiés, mixité de la population, qualité de l’éducation, enseignement supérieur, existence d’une vie culturelle importante, place de la vie associative. 

Tous ces critères participent à la décision d’un chef d’entreprise pour s’installer dans une ville. Moissy-Cramayel ne manque pas d’atout !

Le développement économique ne saurait se résumer à la seule logistique. Attirer des petites et moyennes entreprises performantes et innovantes doit nous mobiliser. Il en va de l’équilibre harmonieux de notre ville.

La bataille de l'emploi se gagnera aux côtés des entreprises qui innovent et qui investissent dans les matériels comme dans les hommes... il en existe déjà à Moissy comme à Sénart, on en parle trop rarement. 

L’Education et la culture doivent être priorisées, elles sont les conditions essentielles pour permettre à nos jeunes d’accéder aux formations porteuses d’emplois qualifiés, nous y consacreront toutes nos énergies.  

Moissy-Cramayel doit devenir « une ville apprenante  : s’il n’existe pas de définition unique de la « ville apprenante », ces villes ont en commun la volonté clairement affichée de placer l’innovation et la formation au cœur de leur stratégie de développement. Elles cherchent à stimuler l’activité économique en combinant selon des modalités diverses l’éducation et la formation, l’innovation et l’utilisation créative des technologies de l’information et de la communication.

Le raccordement FTTH à la fibre optique devra être réalisé au cours des 6 années du mandat. Il en va à la fois de la capacité d’attractivité de la ville et du refus de voir une fracture numérique s’installer pour les habitants et les entreprises de notre commune. C’est une des conditions pour que notre commune devienne une ville « apprenante ». Pour réaliser cet objectif ambitieux, la commune pourra s’appuyer sur les initiatives conjuguées du Département de Seine et Marne et de l’agglomération de Sénart.

En matière d’éducation, il ne suffit pas « d’empiler » les dispositifs, fussent-ils les plus pertinents : plan de réussite éducative, mise en place de la réforme des rythmes scolaires, éducation numérique, orchestre à l’école, lutte contre l’échec scolaire, que sais-je…certains d’entre eux péricliteront faute de moyens pérennes de la part de l’Etat, Il faut leur donner encore plus de sens  et de cohérence en impliquant dans tous les domaines, tous les acteurs de la ville. 

Les enfants, comme les adultes ne tiennent plus seulement leurs savoirs et leurs savoirs faire, des seules institutions scolaires. Internet et tous ses outils sont désormais passés par là. On ouvre moins le dictionnaire, encore moins son encyclopédie, mais de plus en plus son ordinateur.

Si les ateliers informatiques installés depuis plus de 20 ans dans nos écoles restent utiles, est désormais venu le temps du vidéo projecteur et du tableau interactif relié à l’internet. Les écoles de demain ne seront plus celles d'aujourd’hui : un enseignant seul devant sa classe. Il faut s’y préparer. L’enseignement à distance se développera immanquablement et certains cours se feront demain par téléconférence.

La tablette numérique, le smartphone, la liseuse remplaceront peu à peu les manuels scolaires. Des bibliothèques numériques se mettent progressivement en place. Le cahier de texte, le livret scolaire sont déjà en ligne dans certains de nos collèges et lycées, accessibles à tous moments par les parents, chez eux comme partout ou ils se trouvent. Les absences comme les demandes de rendez-vous leurs sont ou seront bientôt signifiés par SMS. 

La société de la communication instantanée gagne chaque jour du terrain. C’est un véritable enjeu, ce peut être une vraie chance pour faire reculer l’échec scolaire, comme ce peut-être le pire des moyens. A nous de faire en sorte de domestiquer ce nouvel outil. Mais je doute que l’on revienne  en arrière…

En matière de petite enfance, un effort particulier sur la toute durée du mandat devra être fait pour accueillir dans de meilleures conditions les enfants de moins de 3 ans. Les assistantes maternelles occupent aujourd’hui une place essentielle dans cette prise en charge. L’exercice de leur mission  doit être mieux accompagné. Toutes les innovations de leur part, en matière d’organisation seront encouragées par la municipalité (regroupement, accueils collectifs, accès aux services culturels (médiathèque, ludothèque). 

Placée au centre de notre ville, la place du 14 juillet doit retrouver son attractivité et sa sérénité,  Il faut  y consacrer tous les efforts. Logements, commerces, parkings souterrains et de surface, circulation, propreté, sécurité, toutes ces fonctionnalités seront traitées. Les réflexions et études  en cours doivent  être menées à terme et réalisées.

L’entretien de nos équipements et de nos rues devra être au cœur des dépenses d’investissements. La gestion optimum des nos équipements municipaux (notamment sportifs) est une obligation. Sans ressources supplémentaires, les possibilités de construire de nouveaux équipements seront réduites au minimum.

Les associations jouent un rôle irremplaçable dans l’animation de notre commune, elles sont facteurs de bien vivre ensemble. Sans elles, la municipalité ne saurait faire face à la demande en animation culturelle, sportive ou aux besoins de solidarité exprimés par les habitants les plus fragiles de notre commune.  Leur rôle doit être pleinement reconnu et leurs moyens préservés.

La Santé : à Sénart, le déficit de médecins et en particulier de spécialistes est inquiétant. Bon nombre de médecins généralistes partiront en retraite dans les 6 années à venir. La nouvelle équipe  devra se saisir  concrètement de cette situation. C’est  dans le cadre de l’intercommunalité que se trouveront les solution, dont la mise en place d’une maison de santé.

Les personnes âgées et celles porteuses de handicap devront être prises en compte dans tous les domaines : accès au logement, mobilité, aides au maintien à domicile, équipements dédiés. A Moissy, il n’existe à ce jour ni Maison de retraite, ni établissement pour Handicapés…

La sécurité préoccupe nos concitoyens, de gros efforts ont été faits pour améliorer cette sécurité : Il faudra poursuivre et ne pas relâcher l’action entreprise.

Pour une gouvernance démocratique et partagée, 

La politique de quartier entamée depuis près de 20 ans est aujourd’hui à bout de souffle, si les visites de quartier continuent d’avoir leur pertinence, l’exigence de proximité de nos habitants va désormais bien au delà de cette seule démarche.

Il est temps de rendre le pouvoir aux citoyens.

Une nouvelle relation » doit s’installer entre élus, citoyens, entrepreneurs de toutes sortes, associations et une proximité accrue avec toutes les catégories de la population. Cette volonté  implique de reconnaître à tous les citoyens de la commune des compétences et des capacités d’intervention complémentaires à celles des élus.

La gouvernance doit reposer sur un recours accru à la démocratie. C’est une condition essentielle à l’acceptabilité sociale et citoyenne des réformes nécessitées par les enjeux politiques, financiers et écologiques de notre époque.

Le Syndicat d’agglomération nouvelle de Sénart est appelé à joué un rôle de plus en plus important dans la vie de la commune.

Peu à peu, la mutualisation nécessaire des moyens de nos villes exigera le renforcement des pouvoirs de l’intercommunalité, donc une responsabilité bien plus grande des élus qui y représenteront les intérêts de la commune et une certaine indépendance d’esprit vis à vis du fonctionnement de l’intercommunalité telle qu’elle a pu être exercée jusqu’ici. 

Les atouts de Moissy-Cramayel sont importants, à nous tous de les saisir pour les mettre au service d’un avenir et d’une cause commune.


Didier Turba


dimanche 3 mars 2013

Quel avenir pour Moissy ?


A Moissy-Cramayel, depuis 43 ans, la municipalité de Moissy est gérée par une liste d’Union de la Gauche, avec à sa tête Jean-Jacques Fournier. 2014 marquera un tournant et ceux qui ont l’ambition de lui succéder devront  proposer aux habitants de notre commune une nouvelle histoire, de nouveaux objectifs.










Autour de moi, des hommes et des femmes motivés et compétents se rassemblent pour que nous fassions de Moissy une ville harmonieuse, innovante et solidaire

Le mandat 2014/2020  devra être marqué par un nouvel élan, une nouvelle dynamique, dans la manière de diriger la commune, dans la conduite de son aménagement, dans la pratique de l’écoute et de la proximité avec les habitants. il faudra oser plus de proximité,  plus de transversalité, moins de verticalité.

Partisan de la démocratie participative, beaucoup de nos concitoyens m’ont rejoint. Femmes et hommes de progrès, tous veulent, à Moissy, faire rimer les mots : Harmonie, Innovation, Solidarité.

Mes valeurs sont celles de la République « liberté, égalité, fraternité », elles sont aussi celles de la gauche « Laïcité et Solidarité ».


Didier Turba