vendredi 12 février 2016

Ensemble exigeons la fermeture de la décharge ECT de Moissy-Cramayel


Adopté en juin 2015, après près de deux ans de débat, le plan de prévention et de gestion des déchets issus de chantiers du bâtiment et de travaux publics "Predec" d’Ile-de-France faisait jusqu’à présent consensus.

Voté à l’unanimité par la précédente assemblée régionale, ce plan de gestion décrétait d’une part un moratoire sur les stockages en Seine-et-Marne avec "aucun projet d’extension ou de création de lieu de stockage autorisé pendant une durée de trois ans, et limitation à 4 millions de tonnes par la suite", imposait d’autre part aux départements de la petite couronne d’envoyer leurs déchets dans un département de grande couronne dont ils sont limitrophes, et fixait comme objectifs 200 points de collecte en 2020 pour les artisans (220 points en 2026) et le doublement du nombre de déchèteries professionnelles (16 en 2020 et 20 en 2026 contre 8 en 2010).
Indispensable pour gérer une quantité de déchets qui devrait atteindre 43 millions de tonnes à l’horizon 2026 avec les chantiers du Grand Paris Express.


Mais voilà que le préfet de la Région Ile-de-France, Jean-François Carenco a décidé d’attaquer le Plan et a demandé son annulation en justice. ???

Des montagnes de déchets, en principe "inactifs", s’accumulent sous les merlons qui fleurissent un peu partout en seine et marne et particulièrement à Moissy-Cramayel.

L'installation de stockage de déchets inertes (ISDI) situé entre Moissy-Cramayel et Combs-la-Ville, gérée par la société ECT (dont les nuisances sont à 100% concentrées sur Moissy, 300 camions jour minimum) et qui devrait fermer ses portes le 28 février 2016, à fait une demande de prolongement jusqu'à décembre 2018 dans la plus grande discrétion...

Ensemble exigeons la fermeture de la décharge ECT de Moissy-Cramayel




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mercredi 20 janvier 2016

10 ans après …

En avril 2006 à la veille de la primaire socialiste qui allait désigner en novembre suivant le ou la candidate à la Présidence de la république, après les deux mandats de Jacques Chirac, je réfléchissais aux questions politiques qui pour moi devaient être abordées et tranchées au cours de cette primaire. C’est sur la base de ces réflexions, qu’à l’époque, j’avais décidé de m’engager derrière la candidature de Ségolène Royal.

Ce texte n’a rien perdu de son actualité 10 ans après …

« La perte de confiance dans le monde politique est aujourd’hui telle, qu’un replâtrage ne saurait suffire, nos institutions et nos pratiques politiques sont à bout de souffle…

Des réponses claires aux questions sur la sécurité,  la justice,  l’éducation, la politique d’immigration, la politique de santé, de l’environnement, sont incontournables. De la qualité des réponses que nous apporterons à ces véritables défis, dépendra l’avenir politique de la Gauche.  

La réponse n’est pas de savoir, s’il faut y mettre plus de « modernisme » et moins de « social » ou  l’inverse. Il s’agit de savoir si, sur ces sujets de société essentiels, nous sommes capables d’entendre nos concitoyens qui souffrent et  nous interpellent et quelles propositions concrètes nous feront pour prendre en compte ces demandes.

Ces questions se posent à l’ensemble de la gauche française : mais c’est d’abord à nous socialistes d’y répondre. Que chacun sache donc écouter et  respecter l’autre, en commençant dans nos propres rangs. Nos sympathisants et plus généralement nos concitoyens, ne comprennent pas nos querelles de boutique et fustigent les ambitions personnelles exacerbées, leur soif d’unité est grande : sachons la prendre en compte. Mais ils expriment aussi leurs souhaits de renouvellement des élites politiques et surtout des pratiques politiques. Dire ce que l’on fera et faire ce que l’on dit reste l’exigence qu’ils fondent envers le monde politique.

La fracture entre les plus riches et les plus pauvres ne peut pas continuer de s’élargir, l’augmentation du pouvoir d’achat des classes  populaires (cadres moyens, techniciens, ouvriers et employés) doit redevenir une priorité. Comment vivre dignement aujourd’hui avec le SMIC ou les minima sociaux. Les baisses d’impôts doivent cesser d’être la priorité. La question qui doit se poser c’est plutôt celui du niveau de la  répartition  entre prélèvements sociaux, impôts directs et indirects. Une vaste réforme de la fiscalité doit être entreprise.

L’éducation doit devenir le premier de nos chantiers, aucun tabou, aucune autocensure, aucun anathème, ne doit pouvoir pervertir le débat. Il n’y a pas d’un côté ceux qui savent (les responsables : les enseignants, les élus, les chefs d’entreprises) et puis les autres (les familles, les enfants et les jeunes, les travailleurs). Education pour tous et formation permanente doivent être à la base de notre système d’enseignement. Il faut arrêter de fabriquer des laissés pour compte qui désertent le système d’enseignement bien avant la fin de l’âge légal de la scolarité et se retrouvent sans rien : la rage au cœur, prêts à toutes les dérives.

La prise en compte des besoins de la jeunesse en matière de formation, de travail, de logement, est une priorité sur laquelle il nous faut apporter au plus vite des réponses concrètes. Nulle démocratie ne peut se couper de sa jeunesse et donc de son avenir. Sachons, là encore, prendre le temps de l’écouter et de lui donner sa place, toute sa place. Rien ne serait pire qu’une fracture durable entre les générations. Cette fracture est déjà d’autant plus perceptible avec la jeunesse issue de l’immigration. Celle-ci est trop souvent, montrée du doigt, accusée de tous les maux, vilipendée. Mais elle est aussi notre nation : leurs parents, leurs grands-parents ont  servi la France, dans ses usines, dans ses mines, dans son agriculture,  dans son armée. Beaucoup de leurs ancêtres ont laissé leur vie pour notre pays sur les champs de batailles des différents conflits mondiaux. Cette jeunesse de l’immigration est la nôtre.  Parmi elle, ceux qui étudient, travaillent, respectent les lois de la République, réussissent,  sont les plus nombreux, sachons les mettre en avant.

La dimension multiculturelle de notre pays est une réalité et une chance, pour peu que l’on ne joue pas avec le communautarisme et la peur de l’autre.

En matière d’emploi, chacun sait aujourd’hui qu’il aura à changer plusieurs fois de métiers au cours de sa vie professionnelle. Accompagner cette nécessité est une obligation, La formation professionnelle permanente doit être au cœur du nouveau contrat social. La simplification du maquis actuel en matière de contrat de travail doit être mis sur la table des négociations entre les partenaires sociaux, mais c’est d’abord à eux de s’emparer de ce dossier, le législateur ne doit intervenir qu’après.

Notre notion du service public se doit d’être réaffirmée clairement, en tenant compte des besoins qui sont ceux d’aujourd’hui en matière de transport, d’énergie, de santé, de formation. Il est des principes qui  ne peuvent être remis en cause, tel que l’égalité d’accès à ces services ou la maîtrise de la production et de la distribution en matière d’énergie. 

Une fois ces principes réaffirmés, la question qui se pose est de savoir si  l’Etat est toujours le mieux placé pour les gérer directement. Les Régions, les Départements et les collectivités locales peuvent y jouer un rôle important, dans le cadre d’une véritable décentralisation avec les moyens qui vont avec. Là encore ce qui doit nous guider c’est l’intérêt collectif et celui de la nation.

Justice et sécurité pour tous, nos concitoyens portent avec raison cette exigence. Celle-ci est d’abord une des valeurs républicaines à réaffirmer avec force en se donnant les moyens de l’exercer partout sur le territoire. Il n’y a pas de liberté, ni de démocratie sans cette exigence de Justice et de Sécurité. 

Liberté, Egalité et Fraternité : notre devise républicaine s’est vidée  de son sens de manière continue depuis des décennies. Et pourtant, une partie de la réponse à nos problèmes de justice sociale, d’intégration, de renouveau du sens civique se trouve dans ses 3 mots.

Savoir redonner du contenu à notre devise nationale est d’une urgente nécessité. Nous ne reconstruirons pas un projet crédible sans redonner du sens à la solidarité : solidarité internationale, solidarité nationale, mais aussi tout simplement solidarité entre les individus. La solidarité n’a rien à voir avec l’assistanat. »

Didier TURBA
Avril 2006...

samedi 2 janvier 2016

A propos de la déchéance de la nationalité

On m’aurait posé la question il y a encore un an, j’aurai sans doute été contre, au nom de grands principes moralisateurs.

J’approuve aujourd’hui la proposition du Président de la République : pour quelles raisons ?

Le contexte depuis deux ans à totalement changé. Les attentats perpétués dans le monde entier par le pseudo Etat Islamique se sont multipliés (des dizaines de morts en Tunisie, un avion russe désintégré dans le ciel égyptien, etc… et deux attentats meurtriers à Paris cette année ; 12 morts en janvier à Charlie Hebdo, 130 morts et plus de 300 blessés en novembre.

«En France, les assassins étaient des français. Ils étaient partis à l’étranger mener une guerre sanguinaire au nom d’un Islam dévoyé, ils reviennent sur ordre d’une organisation étrangère (proto- étatique), pour massacrer leurs propres concitoyens sans distinction.

Leurs crimes sont d’une autre nature que les transgressions qui mènent d’ordinaire les criminels en prison. Que de tels assassins, reconnus coupables par la Justice, soient ensuite bannis de la communauté nationale (autant que faire se peut) est une idée qui a peut-être des relents vengeurs, mais elle exprime aussi le besoin de retrouver des repères clairs - donc des limites infranchissables - sur ce qui fonde un destin collectif national. »

Je suis O combien d’accord avec ce texte emprunté à un autre rédacteur que moi.

Ces assassins ont trahi leur pays. Le pays qui les avait éduqués, leur avait permis d’obtenir pour certains des diplômes. Même si certains étaient de petits délinquants, ce n’était pas des exclus qu’il faudrait comprendre…Ils sont venus assassinés dans des conditions horribles leurs compatriotes. Ils sont venus s’en prendre à ce qui fonde notre république, la démocratie, la liberté de la presse, la liberté d’accès à la culture. Ils rejettent notre mode de vie.

Après leur crime, pour ceux que la main de la justice aura pu saisir, les peines les plus lourdes doivent être requises. Et à l’issue de cette peine pour ceux pour qui c’est possible, il faut leur enlever la nationalité française, ils ne méritent plus de faire partie d’une communauté nationale dont ils se sont eux même exclus. A tous les droits civiques et familiaux devraient leur être retirés.

Pas de mansuétude pour les ennemis de la liberté.

lundi 14 décembre 2015

Mon analyse du 2ème tour des régionales et ses conséquences

A Moissy-Cramayel, la participation est en hausse nette au 2ème tour, avec  une participation qui passe de 37.3 % à 50.6 % au 2ème tour. Par rapport au 1er tour ce sont 1007 électeurs en plus qui ont choisi de se rendre dans les bureaux de vote.

Le bloc de gauche augmente ses voix de 976, la Droite de 336 et l’extrême Droite de 93 ; au delà de la qualité des reports, on constate un certain nombre de transferts de voix entre les deux tours. La Gauche reste majoritaire même en additionnant Droite et Extrême Droite.

Au niveau national, malgré les déclarations post électorales, la tentation sera forte de continuer sans rien changer: la Gauche (le PS) vient de sauver les meubles en conservant 5 régions et le FN n'a rien gagné. Mais c'est une illusion, et il ne sera pas possible de continuer à nous regarder le nombril en faisant comme si rien ne s'était produit.

Depuis 20 ans le FN ne fait que progresser et dès le lendemain, après les lamentations d'usage, on ne change rien. Que ce soit sous la Droite ou la Gauche, le chômage continue d'augmenter, les jeunes sont laissés sur le carreau et la formation professionnelle ne fait pas l'objet de toutes les priorités pour prendre en compte les mutations économiques intervenues depuis 10 ans. Nos services publics ne sont pas assez défendus et les zones rurales sont abandonnées.

Les Petites et Moyennes entreprises sont celles qui portent le plus de potentiel pour la création d'emplois et nous n'avons pas de véritable politique dans leur direction. Nos start-up pourtant très imaginatives et très inventives ne trouvent pas les moyens de leur développement.

Nos comportements doivent changer: cumul des mandats, non renouvellement des responsables, promesses non tenues parce que souvent intenables, professionnalisation et interchangeabilité des Elus. Les français ne veulent plus de cette manière de faire de la politique.

Je viens d'entendre Le 1er Secrétaire du PS apporter tout son soutien au maintien de Claude Bartolone à la Présidence de l'Assemblée Nationale, on peut penser tout le bien que l'on veut de Bartolone, il n'empêche, il a perdu et il ne devrait plus assurer cette fonction, il faut assumer les défaites, comment est-il possible de se présenter aux électeurs pour une fonction importante, toute en en gardant une au chaud en cas de défaite ? Les assurances tout risques, s'agissant de fonctions politiques ne peuvent exister. De même malgré toutes les qualités de Jean-Yves  Le Drian, large vainqueur en Bretagne avec plus de 51 % des voix, on peut se demander si il peut rester Ministre de la Défense (même si on a besoin de lui à ce poste) et Président de région ?

mardi 8 décembre 2015

A propos des résultats électoraux concernant le 1er tour des élections régionales

A  Moissy-Cramayel, l'abstention est en légère baisse: 62,7% contre 66,7% en 2010.
L'UMP, improprement appelée Les Républicains, ne progresse pas, 16,31% contre 16,97%.
Le Front de Gauche est en repli à 5,42% contre 6,01% en 2010.
EELV (les Verts) est en forte baisse 5,61% contre 14,31 % en 2010.
Debout la République (Droite souverainiste, Dupont-Aignan) en hausse forte: 9.76% contre 4,85% en 2010, je me demande si ce n'est pas, entre autre, une conséquence du refus, par la majorité des citoyens de Sénart, de la fusion avec Evry... Son représentant sur Sénart, Alain Auzet maire de Réau était candidat sur cette liste.
Le FN est en forte hausse à 25.42% contre 14.31% en 2010.
Pour finir: le PS limite localement les dégâts, il reste le premier parti sur Moissy, mais il est en forte baisse à 29,65% contre 34,03% en 2010. 

Les résultats du 2ème tour seront à scruter de près pour avoir une idée des évolutions électorales en cours sur notre commune.

Au niveau national comme local, ces résultats sont à mettre en relation avec la situation du pays. Malgré tous les efforts du gouvernement socialiste, le chômage continue de progresser et les effets attendus de sa politique se font attendre. 
Personne ne ferait sans doute mieux, mais les français ne supportent plus cette situation, pour accélérer la reprise, des inflexions sont sans doute nécessaires pour améliorer la fluidité du marché du travail et simplifier les normes qui cadenassent l'initiative. Nous vivons dans un monde globalisé et nos économies sont interdépendantes, toute tendance à je ne sait quelle fermeture économique derrière nos frontières nous conduiraient à la ruine. 

En matière de sécurité, les attentats terroristes subis par le pays au cours de cette année ont accentué les tendances au repli sur soi de la majorité des français. La peur est toujours mauvaise conseillère et il ne faut pas confondre les uns et les autres, les musulmans ordinaires et les terroristes islamistes.
Mais il est urgent de rappeler les règles de la laïcité et de ne plus tolérer certains aspects insupportables de la propagande intégriste par des mesures telles l'interdiction réelle du port de la Burqua ou encore la condamnation par la justice de l'attitude de musulmans intégristes à l'égard des femmes notamment au travail. Les lois de la République en France passent avant celles d'un Dieu quel qu'il soit. 

Nous ne sommes plus au 7ème siècle, mais au 21ème, ma grand-mère portait un foulard sur la tête pour aller à l'église et personne ne reprochera aux musulmanes qui le souhaitent de se voiler les cheveux, mais il n'est sûrement pas nécessaire qu'elles se voilent entièrement de noir comme en Arabie saoudite. La prolifération de ce genre de tenue est perçue comme une provocation par nos concitoyens. Nos amis musulmans doivent comprendre que la société française ne supporte plus ce genre de dérives et qu'ils doivent participer activement à leur évolution.