Blog de Didier Turba - Expression Citoyenne
mercredi 10 septembre 2014
Les collèges départementaux
mercredi 27 août 2014
Aller de l’avant et rester optimiste
Que penser de la sortie de Montebourg du gouvernement, certes il y avait du panache, de la gouaille et du volontarisme dans sa manière d’exercer les responsabilités de son ministère, mais aussi trop souvent de la morgue et de la condescendance vis à vis des autres membres de l’équipe gouvernementale et un mépris à peine feint vis à vis du Président de la République, cela devenait insupportable.
Une équipe se doit de jouer collectif, ce n’était pas son cas, il était déjà dans le coup d’après.
Que penser de son remplaçant : Emmanuel Macron, certain l’habille déjà du costume ultralibéral de banquier de chez Rothschild, certes il en a été un cadre dirigeant pendant 4 ans, et alors…personnellement je le jugerais sur ses actes. Énarque, inspecteur des finances, à 37 ans il est membre du PS depuis près de 15 ans, il a le même profil que bien d’autres membres de « l’intelligentsia socialiste ». Il est hélas loin le temps ou un ministre des finances pouvait n’avoir qu’un CAP d’ajusteur en poche, le dernier s’appelait Bérégovoy…
Au stade ou nous en sommes, il fallait sortir des tiraillements dans l’exécutif et remettre de la cohérence et de la lisibilité, c’est fait, je ne sais pas si c’est la bonne solution, je sais en tous cas, qu’il ne pouvait plus être question de continuer à zigzaguer.
On connait les défis qu'il faut relever : un déficit de plus de 4 % du PIB, un déficit du commerce extérieur de plus de 60 milliards d'euros, une dette d'environ 1800 milliards d'euros, plus de 11 % de chômeurs, une croissance proche de zéro... tous ces chiffres ne se sont pas accumulés depuis l'arrivée de Hollande à l'Elysée. Ils sont le fruit de politiques cumulatives de droite comme de gauche au fil des 30 dernières années.
Ils sont aussi le fruit d'une crise mondiale particulièrement sévère. En 20 ans la mondialisation des échanges économiques a rendu toutes les économies nationales dépendantes les uns des autres. Des Pays, hier sous le joug soviétique se sont libérés, y compris économiquement, d’autres hier sous développés : la Chine, l’Inde, le Brésil, et bien d’autres, émergent et deviennent des acteurs économiques de 1er plan.
Aucune solution purement nationale n’est désormais possible et nous devons tenir compte des politiques économiques et financières suivies par les autres. Nos marges de manœuvres se sont réduites au fil du temps et nous obligent à une remise à jour de nos logiciels de pensée. Des réformes sont indispensables. Espérons que cette nouvelle équipe sache prendre les bonnes décisions, en préservant le modèle qui est le nôtre.
Quoi que certains en disent, jusqu’ici la France n’a pas connu l’austérité, les salaires n’ont pas diminué, les retraites non plus, aucun fonctionnaire n’a été licencié, notre bouclier social protège les plus démunis, la sécurité sociale et notre système de santé fonctionnent toujours, notre système éducatif aussi. La France a conservé une armée capable d’intervenir presque partout dans le monde en assurant ainsi la sécurité nationale et celle de l’Europe.
Alors relevons nos manches tous ensemble et croyons en l’avenir.
Une équipe se doit de jouer collectif, ce n’était pas son cas, il était déjà dans le coup d’après.
Que penser de son remplaçant : Emmanuel Macron, certain l’habille déjà du costume ultralibéral de banquier de chez Rothschild, certes il en a été un cadre dirigeant pendant 4 ans, et alors…personnellement je le jugerais sur ses actes. Énarque, inspecteur des finances, à 37 ans il est membre du PS depuis près de 15 ans, il a le même profil que bien d’autres membres de « l’intelligentsia socialiste ». Il est hélas loin le temps ou un ministre des finances pouvait n’avoir qu’un CAP d’ajusteur en poche, le dernier s’appelait Bérégovoy…
Au stade ou nous en sommes, il fallait sortir des tiraillements dans l’exécutif et remettre de la cohérence et de la lisibilité, c’est fait, je ne sais pas si c’est la bonne solution, je sais en tous cas, qu’il ne pouvait plus être question de continuer à zigzaguer.
On connait les défis qu'il faut relever : un déficit de plus de 4 % du PIB, un déficit du commerce extérieur de plus de 60 milliards d'euros, une dette d'environ 1800 milliards d'euros, plus de 11 % de chômeurs, une croissance proche de zéro... tous ces chiffres ne se sont pas accumulés depuis l'arrivée de Hollande à l'Elysée. Ils sont le fruit de politiques cumulatives de droite comme de gauche au fil des 30 dernières années.
Ils sont aussi le fruit d'une crise mondiale particulièrement sévère. En 20 ans la mondialisation des échanges économiques a rendu toutes les économies nationales dépendantes les uns des autres. Des Pays, hier sous le joug soviétique se sont libérés, y compris économiquement, d’autres hier sous développés : la Chine, l’Inde, le Brésil, et bien d’autres, émergent et deviennent des acteurs économiques de 1er plan.
Aucune solution purement nationale n’est désormais possible et nous devons tenir compte des politiques économiques et financières suivies par les autres. Nos marges de manœuvres se sont réduites au fil du temps et nous obligent à une remise à jour de nos logiciels de pensée. Des réformes sont indispensables. Espérons que cette nouvelle équipe sache prendre les bonnes décisions, en préservant le modèle qui est le nôtre.
Quoi que certains en disent, jusqu’ici la France n’a pas connu l’austérité, les salaires n’ont pas diminué, les retraites non plus, aucun fonctionnaire n’a été licencié, notre bouclier social protège les plus démunis, la sécurité sociale et notre système de santé fonctionnent toujours, notre système éducatif aussi. La France a conservé une armée capable d’intervenir presque partout dans le monde en assurant ainsi la sécurité nationale et celle de l’Europe.
Alors relevons nos manches tous ensemble et croyons en l’avenir.
mardi 24 juin 2014
lundi 12 mai 2014
L’Europe, une impérieuse nécessité ! Voter le 25 mai prochain, une obligation.
Après l’impressionnante démonstration de force militaire de Vladimir Poutine tant à Moscou, que dans la péninsule de Crimée qu’il vient d’annexer, je me suis cru un instant revenu dans les années 60, à l’époque de Nikita Khrouchtchev puis de Léonid Brejnev, ou des légions de généraux toutes médailles pendantes assistaient, du haut de la forteresse du Kremlin, au défilé des troupes.
Une époque, ou l’ex Union Soviétique écrasait toute velléité démocratique dans les pays de l’est (En RDA, en Hongrie, en Tchécoslovaquie), étouffant dans l’œuf la moindre contestation des intellectuels russes, tchèques ou polonais, en les envoyant au goulag. Une période ou l’ordre communiste russe régnait sur un véritable empire élargi après la 2ème guerre mondiale.
2 blocs, s’affrontaient alors dans une guerre « froide » idéologique et économique, multipliant la course aux armements. Le monde était alors bipolaire, dominé par cette confrontation entre les Etats-Unis et l’Union Soviétique.
Avec l’écroulement de l’Union soviétique à la fin des années 80, il devint multipolaire. Avec l’émergence du continent asiatique (Chine et Inde), et le retrait progressif des Etats-Unis de la scène européenne. Ce fut le temps ou nous avons tous cru et espéré que la liberté ayant triomphé, la paix était définitivement installée et qu’ un monde nouveau était arrivé. Le progrès économique allait profiter à tous et le monde serait enfin plus solidaire…
Hélas, cette espérance sera de courte durée, la mondialisation des échanges économiques et les excès du libéralisme allait peu à peu nous conduire à une crise majeure. En matière de sécurité, Ben Laden, devait bien vite nous rappeler à l’ordre le 11 septembre 2001. Au totalitarisme soviétique, succédait la peur et les exactions du terrorisme de l’islamisme radical…
A cette crainte s’ajoutera, peu à peu, celle des conséquences de la crise économique et du chômage de masse résultat d’un libéralisme débridé sans régulations ni contraintes.
Tout cela pour dire, que nous nous ferions des illusions à croire que la France dans ce monde tel qu’il est, pourrait se sortir seule de ses difficultés. Que se soit économiquement, monétairement, ou militairement, nous dépendons des autres, comme les autres dépendent de nous. Nous avons des atouts, mais ils ne peuvent s’épanouir que dans une union européenne, certes revitalisée mais incontournable.
La France participe depuis plus de 60 ans à l’édification de l’Europe, elle en est un des moteurs principaux aux côtés de l’Allemagne.
Abandonner la construction européenne au moment ou l’orage économique gronde et ou la paix peut chanceler avec le renouveau des nationalismes de tous poils, serait tout à fait suicidaire…le temps du « parapluie » américain est terminé, notre propre sécurité a désormais besoin d’une Europe forte, parlant d’une même voix.
Une époque, ou l’ex Union Soviétique écrasait toute velléité démocratique dans les pays de l’est (En RDA, en Hongrie, en Tchécoslovaquie), étouffant dans l’œuf la moindre contestation des intellectuels russes, tchèques ou polonais, en les envoyant au goulag. Une période ou l’ordre communiste russe régnait sur un véritable empire élargi après la 2ème guerre mondiale.
2 blocs, s’affrontaient alors dans une guerre « froide » idéologique et économique, multipliant la course aux armements. Le monde était alors bipolaire, dominé par cette confrontation entre les Etats-Unis et l’Union Soviétique.
Avec l’écroulement de l’Union soviétique à la fin des années 80, il devint multipolaire. Avec l’émergence du continent asiatique (Chine et Inde), et le retrait progressif des Etats-Unis de la scène européenne. Ce fut le temps ou nous avons tous cru et espéré que la liberté ayant triomphé, la paix était définitivement installée et qu’ un monde nouveau était arrivé. Le progrès économique allait profiter à tous et le monde serait enfin plus solidaire…
Hélas, cette espérance sera de courte durée, la mondialisation des échanges économiques et les excès du libéralisme allait peu à peu nous conduire à une crise majeure. En matière de sécurité, Ben Laden, devait bien vite nous rappeler à l’ordre le 11 septembre 2001. Au totalitarisme soviétique, succédait la peur et les exactions du terrorisme de l’islamisme radical…
A cette crainte s’ajoutera, peu à peu, celle des conséquences de la crise économique et du chômage de masse résultat d’un libéralisme débridé sans régulations ni contraintes.
Tout cela pour dire, que nous nous ferions des illusions à croire que la France dans ce monde tel qu’il est, pourrait se sortir seule de ses difficultés. Que se soit économiquement, monétairement, ou militairement, nous dépendons des autres, comme les autres dépendent de nous. Nous avons des atouts, mais ils ne peuvent s’épanouir que dans une union européenne, certes revitalisée mais incontournable.
La France participe depuis plus de 60 ans à l’édification de l’Europe, elle en est un des moteurs principaux aux côtés de l’Allemagne.
Abandonner la construction européenne au moment ou l’orage économique gronde et ou la paix peut chanceler avec le renouveau des nationalismes de tous poils, serait tout à fait suicidaire…le temps du « parapluie » américain est terminé, notre propre sécurité a désormais besoin d’une Europe forte, parlant d’une même voix.
dimanche 4 mai 2014
Maintien des conseils départementaux
"Je suis, heureux d'avoir pu rassembler l'ensemble des élus du Conseil général de Seine et Marne (opposition et majorité), sur un même texte demandant le maintien des conseils départementaux. Il est assez rare de nous retrouver ensemble sur une position unanime. Il ne s'agit pas de défendre les positions que nous occupons, nos petites personnes n'ont aucune importance, il s'agit de défendre une idée que nous nous faisons de la République, de son fonctionnement, de la proximité des élus départementaux avec leurs concitoyens, de l'animation de nos territoires."
Séance publique du 30 avril 2014
CONSIDERANT les annonces du Premier ministre lors de son discours de politique générale sur son intention d’engager une nouvelle étape dans l’organisation territoriale de notre pays,
CONSIDERANT le souhait exprimé par le Premier ministre de diviser par deux le nombre des Régions d’ici au 1er janvier 2017, de définir une nouvelle carte intercommunale sur la base des bassins de vie d’ici 2018 et de supprimer les Conseils départementaux à échéance 2021 ainsi que leur clause de compétence générale,
Le Conseil général réuni en séance publique le 30 avril 2014 :
RAPPELLE que les Départements représentent un échelon de proximité indispensable où les élus ont développé une relation étroite avec les populations et où ils déploient, en coopération avec les acteurs territoriaux (régions, intercommunalités, communes …), des politiques publiques, visant à répondre aux besoins des habitantes et des habitants,
INSISTE sur l’utilité et la pertinence de l’action du Département en matière d’insertion, de solidarité, d’éducation, d’accompagnement de la petite-enfance à la jeunesse, de lutte contre les inégalités territoriales, d’accès à la culture et au sport, de développement économique et touristique, d’emploi, de préservation de l’environnement ou de santé,
DIT que ces politiques publiques de proximité sont d’autant plus indispensables dans la perspective d’un agrandissement des Régions,
MAINTIENT que, contrairement à certaines idées reçues, une éventuelle suppression des Départements ne générera aucune réelle économie et qu’elle aura pour conséquence de distendre un peu plus le lien entre les citoyens et leurs représentants élus,
AFFIRME la nécessité d’une réforme dans l'organisation des collectivités territoriales, mais souligne son attachement profond au fait départemental, espace de proximité, de réalisme et de représentativité de tous les territoires de la République qu'ils soient ruraux ou urbains,
SOULIGNE que d’autres pistes méritent d’être investiguées comme une suppression des doublons existants avec les services de l’Etat sur des compétences aujourd’hui exercées par les collectivités locales ou une clarification des compétences entre les différentes strates de collectivités.
Séance publique du 30 avril 2014
CONSIDERANT les annonces du Premier ministre lors de son discours de politique générale sur son intention d’engager une nouvelle étape dans l’organisation territoriale de notre pays,
CONSIDERANT le souhait exprimé par le Premier ministre de diviser par deux le nombre des Régions d’ici au 1er janvier 2017, de définir une nouvelle carte intercommunale sur la base des bassins de vie d’ici 2018 et de supprimer les Conseils départementaux à échéance 2021 ainsi que leur clause de compétence générale,
Le Conseil général réuni en séance publique le 30 avril 2014 :
RAPPELLE que les Départements représentent un échelon de proximité indispensable où les élus ont développé une relation étroite avec les populations et où ils déploient, en coopération avec les acteurs territoriaux (régions, intercommunalités, communes …), des politiques publiques, visant à répondre aux besoins des habitantes et des habitants,
INSISTE sur l’utilité et la pertinence de l’action du Département en matière d’insertion, de solidarité, d’éducation, d’accompagnement de la petite-enfance à la jeunesse, de lutte contre les inégalités territoriales, d’accès à la culture et au sport, de développement économique et touristique, d’emploi, de préservation de l’environnement ou de santé,
DIT que ces politiques publiques de proximité sont d’autant plus indispensables dans la perspective d’un agrandissement des Régions,
MAINTIENT que, contrairement à certaines idées reçues, une éventuelle suppression des Départements ne générera aucune réelle économie et qu’elle aura pour conséquence de distendre un peu plus le lien entre les citoyens et leurs représentants élus,
AFFIRME la nécessité d’une réforme dans l'organisation des collectivités territoriales, mais souligne son attachement profond au fait départemental, espace de proximité, de réalisme et de représentativité de tous les territoires de la République qu'ils soient ruraux ou urbains,
SOULIGNE que d’autres pistes méritent d’être investiguées comme une suppression des doublons existants avec les services de l’Etat sur des compétences aujourd’hui exercées par les collectivités locales ou une clarification des compétences entre les différentes strates de collectivités.
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